J’ai mal à mon commerce de proximité !

logo_adl - copie.jpgDans le rapport annuel 2015 de la commune, sur un total de 259 pages, sept lignes seulement concernent nos commerçants. Faut-il encore préciser que quatre d’entre elles sont un ‘copier-coller’ du rapport de l’année dernière?

On est dès lors en droit de se poser très sérieusement la question de savoir ce qui est réellement et concrètement fait pour maintenir et dynamiser le commerce de proximité.

Et pourtant, dès 2009, le Bourgmestre, conscient des difficultés rencontrées par les indépendants, souhaitait une « très longue vie au commerce de proximité, véritablement un pion majeur ». 

En février 2011, le Bourgmestre, toujours convaincu de la nécessité de soutenir nos commerçants, leur « garantit son aide dans toute la mesure des possibilités pour leur permettre de poursuivre et intensifier leurs activités au bénéfice de tous les Rixensartois »…. C’est là que l’incompréhension surgit ! 

En 2012, le commerce local est totalement oublié dans la déclaration de majorité présentée aux membres du conseil communal. Pourtant, le secteur est en difficulté et souffre des travaux interminables du RER, et de la concurrence des grands centres commerciaux voisins.

Le groupe PROXIMITE propose alors de re-dynamiser le commerce local par l’entremise d’une Agence de Développement Local (ADL) susceptible d’apporter, avec l’aide de subsides de la Région wallonne, un réel soutien aux commerces de détail. Le Collège promet d’examiner l’opportunité d’une telle structure.

Et de fait, dans le rapport annuel 2013, il est précisé qu’une étude d’opportunité sur la mise en place d’une ADL est en cours et promesse est faite de remettre les conclusions en 2014.

Dans son rapport annuel 2014, le Collège mentionne que « l’étude d’opportunité n’a pas encore débouché sur des résultats probants. L’analyse se poursuivra en 2015 » et de poursuivre comme les années précédentes,par un parfait « copié-collé » annonçant que « des contacts se poursuivent avec les différents organismes et associations concernés afin de mieux cerner les besoins sur le mode comprendre et agir. Une réflexion est en cours sur les actions à entreprendre pour soutenir les commerçants ». Les mêmes phrases, les mêmes mots vagues mais aucune action!

En 2015, plus rien. Il n’est même plus question d’une ADL …. et toujours la même phrase des années précédentes : « … les contacts se poursuivent avec les différents organismes et associations concernés » . En réalité, on reste dans le vague le plus absolu sans apercevoir le moindre élément concret.

En attendant les difficultés des commerces locaux augmentent. Certains disparaissent, les vitrines restent vide et les locaux sont de plus en plus occupés par des services administratifs. Les commerçants se plaignent toujours du manque de contact avec l’autorité communale sauf pour « lorsqu’il s’agit de mettre sur pied une fête communale » ou, et généralement en dernière minute, pour une rare action organisée par l’Union des Classes moyennes. Jamais il ne leur a été parlé d’une ADL.  

Et cette année, déçus du manque de soutien apporté par la commune, même le Marché de Noël ne sera pas organisé par les commerçants rixensartois.

Sept lignes, très peu explicites, pour un domaine prétendument aussi important et déjà oublié dans la note de politique générale en début de mandat et qui de surcroît a également fait l’objet de plusieurs messages du Bourgmestre, c’est vraiment très peu, me semble-t-il.

Espérons que cela ne soit pas le reflet de l’intérêt porté au commerce local.

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Etienne DUBUISSON

 

 

 

 

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TITRES DE LA PRESSE > Rixensart : le commerce de proximité en perdition (Le Soir, 11 janvier 2016)