A Rixensart, adoptons le 30 à l’heure

30 km h | photo association Rue de l'avenir

Durant le confinement, nous nous sommes tous rendu compte, qu’avec la restriction des déplacements motorisés, la vie reprenait ses droits dans nos rues, la qualité en plus : moins de bruit, moins de pollution, plus de sécurité. 

Nos campagnes et quartiers se sont animés de piétons, de cyclistes, heureux de se saluer, de faire connaissance et d’exprimer leur solidarité face à la pandémie. Même nos ados ont apprécié les balades familiales. Les ventes de vélos en tout genre explosent ! Quant au taux d’accidents et surtout ceux avec une issue fatale, il est en chute libre.

Durant cette période, Rixensart a retrouvé un monde d’antan, celui du début du vingtième siècle, quand l’automobile, pétaradant, fit son apparition dans nos rues. La vitesse maximale autorisée alors ne pouvait dépasser celle d’un cheval, soit environ 15 km/h.

Au fil du temps, les autorités ont dû adopter de nouvelles règles et s’adapter à ces machines qui, avec l’amélioration des pneumatiques, ont vu leur vitesse s’accroître. A l’époque, on parlait du 30 km/h en rase campagne. Folie pour certains, progrès pour d’autres ! Depuis, les vitesses autorisées n’ont cessé de croître sans tenir compte de l’étroitesse historique de nos voiries secondaires.

Aujourd’hui, nous voulons faire marche arrière et redonner à nos quartiers la convivialité que les riverains méritent d’obtenir. Nous nous appuyons sur la Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière qui s’est tenue les 19 et 20 février 2020 à Stockholm. Elle recommande vivement l’extension des zones 30 là où se côtoient les véhicules et usagers faibles, soit dans toutes les zones habitées !

Et, dans son communiqué de presse du 21 mai 2020, le Service Public Fédéral Mobilité invite à « une remise en question » de la mobilité. Il prône les déplacements pédestres ou le vélo, du moins pour les élèves.

Aussi, PROXIMITE propose-t-il que notre commune adopte la limitation de vitesse à 30 km/h sur tout son réseau secondaire ou résidentiel (1). Ainsi, nous pérenniserons ce que nous venons de gagner.

Donnons un avenir serein à nos enfants, un meilleur cadre de vie à notre commune.  Adoptons le 30 km/h !

Claude ROMAL, Etienne DUBUISSON, Eric de SÉJOURNET


(1) à l’exception donc de certaines voiries, de grands axes ainsi que les zones déjà réglementées à 20 km/h
(2) Illustration | Association Rue de l’avenir

Inutile, dévastateur, couteux (III)

Alors que les médias (1)(2) s’intéressent aux tenants et aboutissants des 2.000.000 d’euros que les autorités communales sont prêtes à dépenser, pour déplacer l’actuelle sortie de l’E411 vers l’arrière de l’église Saint-André de Rosières, créer un nouveau rond-point et des emplacements de parking, PROXIMITÉ persiste et signe …

Une troisième série de questions de conseiller a été introduite par Etienne Dubuisson auprès du Collège des Bourgmestre et Echevins : cliquez ici.


(1) GUSBIN Florence, La nouvelle bretelle d’autoroute fait débat à Rosières, in TV COM du 19 juin 2020
(2) VANBELLINGEN Gérald,  L’Avenir, Rosières : la bretelle d’autoroute de l’E411 refait parler d’elle, in L’Avenir du 19 juin 2020
(3) BAILLET Sébastien, Nouvelle bretelle de l’E411 à Rixensart : « un projet dévastateur », in La Meuse du 20 juin 2020

Inutile, dévastateur et coûteux (II)

Sécurisation des abords de l’École de Rosières, création d’un parking et d’un rond-point, et construction d’une nouvelle sortie d’autoroute passant derrière l’Église Saint-André

Question écrite d’Etienne DUBUISSON, conseiller communal PROXIMITÉ

Selon la Constitution belge,« les intérêts exclusivement communaux sont réglés par le conseil communal » (1). Par ailleurs, le Code de la démocratie locale et de la décentralisation prévoit également que « le conseil règle tout ce qui est d’intérêt communal » (2) et précise encore que le Collège communal est chargé de « l’exécution des résolutions du conseil communal » (3).

Dans le dossier de sécurisation des abords de l’Ecole de Rosières, PROXIMITÉ a la nette impression que ce principe n’est pas respecté par le Collège.

*

Sur 5 années, à l’initiative du Collège, ce dossier important et d’intérêt communal, n’a été mis que trois fois à l’agenda du Conseil communal (4).

Par ailleurs, à la recherche d’information et à l’initiative d’un mandataire, le Collège a été interpellé à deux reprises sous la forme de questions orales en séance publique du Conseil communal.

Les zones d’ombre sont nombreuses et font l’objet du questionnement ci-après. Mais avant cela, je tiens à faire le point sur le dossier et sur son évolution dans le temps.

Conseil communal du 22 octobre 2014

A cette date, le Conseil communal a « adopté le cahier des charges (5) destiné à la mission d’étude relative à la sécurisation des abords de l’école de Rosières » (6) pour lequel « le montant estimé total du marché s’élève approximativement à 50.000 € TVAC ».

Dès cet instant, le Collège (mandataire) a été mandaté d’une mission d’exécution dont l’objet est clairement défini : « une mission d’étude relative à la sécurisation des abords de l’école communale de Rosières » (7).
Ce cahier des charges, imposait très explicitement l’étude de plusieurs avant-projets reprenant chacun une piste différente de sécurisation des abords (tunnel, passerelle, autre, etc .. .) » (8). De manière plus précise encore, il impose à l’adjudicataire « la présentation de dossiers d’orientation, de programmes, d’esquisses et première estimation pour au moins trois possibilités de sécurisation des abords » (9).

C’est donc tout naturellement que le Conseil (mandant) s’attendait à recevoir, par l’intermédiaire du Collège, un rapport du soumissionnaire dans la forme prévue par les clauses administratives du cahier des charges.

Le 24 décembre 2014, le Bourgmestre, au nom du Collège et conformément aux directives du Conseil, adresse un courrier à la société AGUA la désignant « comme adjudicataire du marché relatif à la mission d’étude destinée à la sécurisation des abords de l’école de Rosières aux conditions fixées dans le cahier spécial des charges ».
Il s’agit donc bien d’une mission d’étude dont les limites sont précises et clairement déterminées par le Conseil communal.

Le 12 janvier 2016, après un peu plus d’un an, alors que le Conseil communal n’a jamais été mis au courant de l’évolution du dossier, le rapport du groupe de travail Mobilité mentionne – en six lignes – que la commune (10) a reçu une contreproposition du PCDN avec quatre alternatives.
Sans aucune information ni suite de la part du Collège, le Conseiller communal Ph. Lauwers prend l’initiative. Il interpelle le Collège en séance publique du conseil communal du 27 janvier 2016 et demande d’informer le Conseil du projet AGUA et des contrepropositions du PCDN et enfin, de connaitre les suites que le Collège compte leur donner.

En réponse à cette interpellation, le Bourgmestre a « commenté les différentes options envisagées tant par l’auteur du projet AGUA que par le PCDN » (11).
Malgré cette interpellation, le Collège n’a apparemment pas jugé nécessaire de remettre ce dossier à l’agenda du Conseil avant le 28 mars 2018.

Conseil communal du 28 mars 2018

Entre octobre 2014 et le 28 mars 2018, n’ayant reçu aucun rapport concret du Collège chargé de l’exécution de la mission, le Conseil communal avait toutes les raisons de croire que l’étude n’avait pas abouti.

Et pourtant, après trois ans et demi, le dossier est remis à l’agenda du Conseil communal qui apprend que, sans obtenir l’approbation du Conseil communal alors qu’il en avait l’obligation (12), le Collège a payé les honoraires correspondant aux états d’avancement numéro un et deux des avant-projets prévus dans le cadre de la mission d’étude (13).

Après trois ans et demi, le 20 mars 2018, huit jours avant même d’informer et de présenter le projet au Conseil communal, le Collège a invité « les parents de l‘école de Rosières et les riverains aux abords de l‘école » (14) à une réunion publique (15) afin de leur présenter le projet de sécurisation du bas de la rue de La Hulpe, … pour leur « bonne information ».

    • Cette réunion d’information du public a été organisée par le Collège sans avertir le Conseil communal.
    • Durant cette réunion, le public a été informé par le Collège d’un dossier important d’intérêt communal qui n’avait pas encore été présenté au Conseil communal
    • Durant cette réunion, le public a été informé par le Collège d’un dossier d’intérêt communal qui n’avait pas l’approbation du Conseil.

Cette manière de procéder du Collège des Bourgmestre et échevins, au mépris du rôle du Conseil communal et, dès lors, du fonctionnement démocratique de notre commune, fait preuve – une fois encore – d’un manque flagrant de déontologie mais également, de politesse et de respect vis-à-vis des mandataires communaux du Conseil, laissés dans l’ignorance.

Durant ce Conseil communal du 28 mars 2018

1. Un seul avant-projet est présenté au vote du Conseil communal alors que le cahier des charges, voté en octobre 2014, mentionnait à deux reprises, l’obligation de lui remettre « au moins trois possibilités de sécurisation des abords » (16) reprenant chacun une piste différente.
2. Aucun avis de la CCATM n’est transmis au Conseil alors que le cahier des charges prévoit un dossier constitué par le Maître de l’ouvrage à l’attention de cette commission (17).
3. L’unique avant-projet remis au Conseil résultant de la « mission d’étude de la sécurisation de l’école » commandée par le Conseil a été rebaptisé « avant-projet définitif » (18)
4. Cet unique avant-projet « définitif » a déjà été concerté et coordonné avec le SPW sans que le Conseil communal n’ait été mis formellement mis au courant. Il consiste en :

a. La réalisation d’un giratoire
b. Le réaménagement du bas de la rue de La Hulpe
c. La réalisation d’un parking « kiss & drive »
d. La réalisation d’une jonction piétonne entre ledit parking et l’école
e. La réalisation d’un parking pour les enseignants
f. Le déplacement de l’actuelle bretelle de sortie de l’E411
g. Le réaménagement du carrefour de la rue du Bois du Bosquet

5. Le 22 octobre 2014, le Conseil communal a« adopté le cahier spécial des charges destiné à la mission d’étude relative à la sécurisation des abords de l’école de Rosières». Il a en même temps, accepté que (19):

a. « … soit passé un marché de services pour une mission d’étude relative à la sécurisation des abords de l’école de Rosières».
b. «le montant estimé total du marché dont il est question, s’élève approximativement à 50.000 TVAC ».

Le 28 mars 2018, trois ans et demi plus tard, sans avoir tenu le Conseil au courant de l’évolution du dossier, le Collège présente non pas plusieurs avant-projets de la mission d’étude mais un avant-projet définitif d’un montant total estimé de 1.913.487 € et dont 820.943 € TVAC (20) estimés à charge de la commune.

6. Par la convention présentée le même jour au vote du Conseil communal, la mission d’étude, votée le 22 octobre 2014, « destinée à sécuriser les abords de l’école de Rosières » devient: « réalisation d’aménagements destinés à l’amélioration de la sécurité et de la mobilité dans le bas de la rue de La Hulpe à Rosières et à proximité de la E411 » (21). L’école à l’origine de l’étude n’est plus mentionnée dans la dénomination de la convention ni d’ailleurs dans le PV de ce Conseil communal !

C’est dans ces conditions, qu’il a donc été demandé aux conseillers communaux d’approuver:

  1. L’avant-projet définitif c’est-à-dire; les aménagements de sécurisation des abords de l’école communale, la création d’un giratoire et le déplacement de la bretelle d’autoroute (22)
  2. La convention relative à la réalisation de ces aménagements qui définit les modalités de réalisation de ces aménagements et notamment les responsabilités et les engagements de la commune.
  3. L’avenant n°1 par lequel la SOFICO devient co-adjudicateur et est désignée pour représenter la commune.

Ce faisant, PROXIMITÉ ne peut que constater :

  1. Que le Conseil communal n’a pas été tenu au courant par le Collège de l’évolution du dossier d’étude voté en Conseil, ni de l’éventuelle impossibilité de répondre à l’obligation prévue au cahier des charges de remettre au moins trois possibilités de sécurisation des abords.
  2. Que le cahier des charges n’a pas été respecté.
  3. Que, devenant un avant-projet définitif coordonné avec la Région à l’insu du Conseil communal, la maîtrise de ce projet n’appartient plus au Conseil communal.
  4. Que le fond de ce dossier coordonné avec la Région n’est plus négociable.
  5. Que le Collège a outrepassé les limites du mandat d’exécution déterminées par le Conseil communal du 22 octobre 2014.

Le groupe PROXIMITÉ n’a approuvé ni l’avant-projet des aménagements, ni la convention, ni l’avenant n°1 au marché n° 2014/36 en justifiant chaque fois sa position de la manière suivante :
« N’ayant pas la certitude que le cahier des charges voté en Conseil communal le 22 octobre 2014 a été parfaitement respecté, PROXIMITÉ ne peut voter favorablement ce point».

Le groupe ECOLO a également voté contre.

Conseil communal du 23 octobre 2019

A cette date, soit un an et demi plus tard, le Collège présente le dossier (pour la troisième fois) au Conseil communal pour approbation de l’avenant n°2 qui, « vu l’ampleur de la mission d’étude du bureau d’études AGUA », modifie les délais pour lesquels, ce Bureau s’était engagé en 2014.

Le groupe PROXIMITÉ s’est opposé à l’avenant n°2 et a justifié son vote de la manière suivante :
« Le groupe PROXIMITÉ considère que le projet de déplacement de la bretelle de sortie de l’autoroute venant de Bruxelles, inclus dans ce projet de sécurisation des accès à! ‘école est INUTILE, DÉVASTATEUR et COUTEUX. Il demande qu’avant toute nouvelle avancée dans ce dossier il soit tenu une réunion de concertation avec toutes les parties concernées ».

Le groupe Ecolo fait observer que « le projet Agua répond insuffisamment aux problèmes de sécurité des enfants qui ne sont pas conduits en voiture à l’école » et s’abstient en justifiant son vote de la manière suivante :
« Notre groupe Ecolo s’abstient au vote de l’aménagement et la sécurisation du bas de la rue de la Hulpe en raison de nos réserves quant aux conséquences de l’aménagement du parking destiné à desservir principalement l’école communale qui prévoit une emprise d’une cinquantaine d’ares sur une zone humide, classée par la Région Wallonne pour l’intérêt remarquable de sa biodiversité ».

En outre, ECOLO a regretté que l’évaluation faite par AGUA, concernant l’alternative qu’il avait proposée (réduction de moitié de l’emprise sur la zone verte) soit particulièrement sommaire et même erronée sur plusieurs points. Cette alternative aurait eu pour effet un moindre impact sur l’environnement tout en garantissant la sécurité des usagers.

*

Notons encore que depuis près de deux ans (23), ce dossier comprend également, « un accord de principe sur/ ‘étude du réaménagement de la place de l‘Église de Rosières » pour lequel aucune information n’a été donnée jusqu’à présent aux Rosiérois alors qu’il s’agit d’une importante transformation du centre villageois (24). Par contre, une séance d’information a bien été organisée pour les parents de l’école dont bon nombre ne sont pas Rosiérois et que le projet dépasse largement la volonté de sécuriser les abords de l’école.

Par souci de transparence, si souvent proclamé, il nous semble indispensable d’organiser une réunion d’information.

*

N’ayant à ce jour, reçu aucune réponse à ma question écrite du 4 avril 2018 et en vue d’éclaircir ce qui, pour nous, reste des zones d’ombre, je souhaite poser les questions suivantes :

  1. Le 22 octobre 2014, le Conseil communal a voté une mission d’étude relative à la sécurisation des abords de l’école de Rosières.

a. Pourquoi le Conseil n’a-t-il jamais reçu les trois résultats de l’étude de sécurisation de l’école de Rosières conformément au cahier des charges voté en Conseil ?

b. Le Collège a-t-il, entre le 22 octobre 2014 et le 28 mars 2018, tenu le Conseil communal au courant de l’évolution de la mission d’étude pour laquelle il avait été mandaté ?

i. Si oui : quand et comment ?

ii. Si non : pourquoi ?

2. La sprl AGUA, désignée par le Collège comme adjudicataire, a sollicité l’avis de la DGO 1 (25).

a. Le Collège était-il au courant de cette démarche importante avant qu’elle ne soit entreprise?

b. Qui est à l’origine de cette initiative?

c. Cette démarche a-t-elle été entreprise en parfaite coordination avec le Collège?

d. Quand cette démarche a-t-elle été sollicitée ?

e. Pour quelle raison cette démarche a-t-elle été entreprise ?

f. Comment peut-on justifier cette initiative dans le cadre de la mission d’étude confiée à la sprl AGUA?

3. Le 21 octobre et le 18 novembre 2015 le Collège a payé à l’adjudicataire, les honoraires correspondant aux états d’avancement numéros un et deux de la mission d’étude.

a. Ces paiements ont-ils été exécutés conformément aux directives du cahier des charges ?

b. Ces paiements ont-ils été exécutés avec l’approbation du Conseil communal comme prévu au cahier des charges et si non, pourquoi ? (26)

c. Quand cette approbation a-t-elle été donnée ?

d. Quels sont les montants payés actuellement par la commune à la sprl AGUA?

4. La CCATM a-t-elle été concernée par ce dossier à un moment donné ?

a. Si oui

i. Quand a-t-elle été concernée ?

ii. Quel avis a-t-elle remis au Collège ?

iii. Cet avis a-t-il été transmis au Conseil communal ?

1) Si oui :

a) Quand?
b) Pourquoi son avis n’est-il mentionné dans aucun dossier?

2) Si non : pourquoi ?

iv. Je souhaite obtenir une copie des PV de la séance de la CCATM.

b. Si non pourquoi ?

5. Avant le Conseil communal du 28 mars 2018, « la commune a pu faire part de ses observations liées aux aménagements tels que dessinés par l’auteur de projet » (27)

a. La commune est-ce le Collège uniquement ou le Conseil?

b. S’il s’agit du Conseil

i. Quand et à quelle occasion a-t-il été concerté?

ii. Dans quel PV ces observations sont-elles consignées?

6. Le 28 mars 2018, le Conseil communal est appelé à voter l’aménagement et la sécurisation du bas de la rue de La Hulpe déjà coordonné avec le SPW.

a. Comment peut-on expliquer :

i. Que le dossier présenté et voté au Conseil le 22 octobre 2014 comme étant une « Mission d’étude relative à la sécurisation des abords de l’école de Rosières » est déjà coordonné avec le SPW sans que le Conseil soit tenu au courant de l’évolution de l’étude qu’il a commandée en 2014 ?

ii. Comment expliquer que l’étude se transforme subitement le 28 mars 2018 sans que le Conseil n’en soit averti, en un avant-projet définitif intitulé « Aménagement et sécurisation du bas de la rue de La Hulpe approbation de l’avant-projet définitif»?

b. Pourquoi d’autres possibilités de sécurisation n’ont-elles pas fait l’objet d’une concertation ou d’une étude coordonnée avec les membres du Conseil (par exemple en groupe de travail) ?

c. Comment pouvez-vous justifier que le Collège communal a correctement exécuté les résolutions du Conseil votées en 2014 sachant que la mission d’étude commandée en 2014 par le Conseil était estimée à 50 000€ et que l’avant-projet définitif présenté au Conseil du 28 mars 2018 s’élève à 820 943€ TVAC selon les annexes 2 et 4 de la convention jointe au PV du conseil?

7. L’avenant N°1 (rond-point) a pour but de« fluidifier et de sécuriser la circulation au départ de la sortie d’autoroute » (28).

a. Le fait de fluidifier le trafic ne risque -t-il pas de permettre l’augmentation de la vitesse des usagers ?

b. En quoi ces travaux amélioreront-ils la sécurité?

c. Quelles sont les raisons qui ont amené le SPW à vouloir déplacer les bretelles de l’autoroute ?

8. A-t-on fait une étude précise concernant l’importance du flux de véhicules selon les heures de passage dans la rue de La Hulpe et à la sortie de l’autoroute en provenance de Bruxelles ?

a. Si oui

i. Qui a réalisé cette étude et comment?

ii. Quels sont les résultats et les conclusions de cette étude?

b. Si non, pourquoi?

9. Envisagez-vous d’organiser prochainement une réunion d’information avec les Rosiérois ? Dans quels délais ?

 

→ PROXIMITÉ | Question écrite du 29 janvier 2020 d’Etienne DUBUISSON (conseiller communal) : Sécurisation des abords de l’École de Rosières, création d’un parking et d’un rond-point, et construction d’une nouvelle sortie d’autoroute passant derrière l’Église Saint-André.


(1) Constitution belge – article 41 (2)
(2)
CDLD article L 1122-30
(3)
CDLD article Ll 123-23
(4)
Ph. Lauwers : 12 janvier 16 et 24 avril 19 (5)
(5)
Cahier des charges 2014/36T
(6)
PV du Conseil communal du 22 octobre 2014 – Décision prise à l’unanimité – Art 1°
(7)
Cahier des charges – Partie 1- Clauses administratives – Objet du marché
(8) Cahier des charges – Partie 1- Clauses administratives – Objet du marché
(9)
Cahier des charges – Partie U – Art 2. § 1.1
(10)
Comprendre le Collège
(11) A ce stade, il n’est pas fait mention d’un déplacement de la bretelle d’autoroute
(12) Cahier des charges -Art 146 : Phase d’exécution: les honoraires sont facturables après « dépôt du dossier dûment accompagné d’un devis estimatif détaillé et des dossiers nécessaires pour la CCATM »
(13) Collège des 21 octobre et 18 novembre 2015 : « Vu l’état d’avancement … relatif au dépôt de l’avant-projet détaillé et estimatif .. le montant peut être mis en paiement».
(14) Ni les représentants de la paroisse Saint-André, ni ceux de la Ferme de l’Église, ni les représentants des mouvements de jeunesse, tous susceptibles d’être expropriés dans le cadre de ce projet ne sont invités à cette réunion
(15) Réunion du 26 mars 2018
(16) Cahier des charges – Partie li – Art 2. § 1.1
(17) Cahier des charges – Partie II-Art.2§1.3. – Mission de l’adjudicataire
(18)
Conseil communal du 28 mars 2018 -point VI.1
(19) Extrait du PV du Conseil communal du 22 octobre 2014 (20)
(20) Convention – Annexe AGUA page 1 et 2
(21)
Libellé de la convention présentée au Conseil communal
(22)
Convention -Annexe AGUA page 1 et 2 : Budget « estimatif» total établi en janvier 2018 : 1.913.487,95€
(23) m
ars 2018
(24) cfr Déclaration de politique communale 2018
(25) Conseil communal du 28 mars 2018
(26) Article 146 du cahier des charges – Modalité d’exécution
(27) cfr PV du Conseil communal du 28 mars 2018 : « Considérant que les parties intéressées (commune, .. .) ont pu faire leurs observations liées aux aménagements tels que dessinés par { ‘auteur de projets »
(28) Avenant N°1 – page 1
(29) Photo | Rosières – Vallée de la Lasne 2009 © Eric de Séjournet

Inutile, dévastateur et coûteux (I)

Nouvelle sortie E411 et rond-point rue de La Hulpe

Une nouvelle étape a été franchie par le Conseil communal de Rixensart (1) dans le dossier controversé de l’aménagement et sécurisation du bas de la rue de La Hulpe à Rosières. Le vote « d’un amendement au marché d’auteur de projet pour l’étude de réalisation de ces travaux », a été l’occasion pour PROXIMITÉ de rappeler sa position : « Le projet de déplacement de la bretelle de sortie 4 de l’autoroute venant de Bruxelles, – inclus dans le projet de sécurisation des accès à l’École communale de Rosières, est inutile, dévastateur et coûteux ».

Inutile, parce que la sortie actuelle de l’E411 venant de Bruxelles n’est pas accidentogène. C’est l’autre sortie qui est problématique avec ses barrières de protection régulièrement défoncées ! Quant à la sécurisation des piétons devant l’église Saint-André, la Direction des Autoroutes ou notre commune ne s’en sont jamais souciées, contrairement aux sorties de l’autoroute à Malaise, Bierges ou à Wavre, munies d’un feu rouge ou clignotant. Et pourquoi pas à Rosières ?

Dévastateur, car le centre historique de Rosières a déjà été fortement touché par la traversée de l’autoroute. Le coeur de notre village, avec ses fermes, son café, son maréchal-ferrant, ses maisons ouvrières, a disparu sous les bulldozers. A l’époque, il fallait que la sortie de l’autoroute venant de Bruxelles soit distante de l’église, car celle-ci, construite il y a 200 ans sur un remblai, ne résisterait pas aux vibrations et mouvements de sols créés par le charroi. Coincée entre l’autoroute et l’église, la nouvelle sortie prévue de l’autoroute s’approprierait 70% des jardins de la salle paroissiale (Ferme de l’Eglise) et 90% des terrains d’accès et de jeux, utilisés le week-end par 200 lutins et guides de Rosières. C’est également un lieu de fêtes, de rencontres et de vie culturelle, qui serait défiguré à jamais. Inacceptable !

Coûteux, puisque les travaux ont été budgétisés à 1.900.000 euros, dont près de la moitié à charge de la Commune … en fait, du contribuable faut-il le rappeler. Pourtant, nos nouveaux gouvernants wallons veulent faire des économies, limiter la construction de nouvelles routes et autoroutes, réduire les nuisances automobiles dans les centres urbains, etc. Alors, pourquoi maintenir un méga-projet à l’entrée de Rosières,  – nouvelle sortie de l’E411 et rond-point, sous prétexte d’y fluidifier le trafic de transit ? Seul le projet de sécurisation des abords de l’école communale de Rosières est prioritaire.

Aussi, le groupe PROXIMITÉ demande-t-il qu’une réunion de concertation soit tenue avec toutes les parties concernées, prenant en compte la sauvegarde de l’église Saint-André, la survie de la salle paroissiale et la sécurité de nos enfants scouts, guides, lutins.

Le Collège n’a pas réagi à cette intervention.

Michel COENRAETS, Etienne DUBUISSON, Thierry BENNERT et Claude ROMAL


(1) Conseil communal du 23 octobre 2019

La frénésie immobilière s’empare de Rixensart

Sentier Belle-Dame 6.2019 © Eric de Séjournet (1)

Cela va pousser de partout et aucun quartier ne sera épargné, comme ceux du Poirier Dieu, rue du Tilleul, rue du Monastère, site de la Cure de Rosières, avenue Englebert, … Le dernier projet en date connu est celui du Sentier Belle-Dame, sentier qui relie l’avenue Fabiola à la rue de Froidmont. Le Collège le présentera le 26 juin 2019 au Conseil communal.  

Ce projet consiste à y modifier et créer des voiries communales avec modification partielle du sentier Belle-Dame … afin d’y construire 4 habitations unifamiliales avec abattage d’arbres.

Quelles sont les raisons que le Collège pourrait invoquer pour que le Conseil communal puisse raisonnablement accepter tel projet ?  Qui plus est, il est en contradiction avec les objectifs de la Déclaration de Politique communale 2018-2024 (1) notamment en matière de mobilité douce, d’urbanisation et de préservation des espaces naturels.

La nouvelle majorité NAP-MR/SOLIDARIX n’écrivit pas il y a quelques mois à peine : Rixensart s’épanouit dans un écrin de verdure que nous entendons préserver : plans de gestion à long terme, gestion différenciée, végétalisation et couloirs écologiques, préservation du caractère arboré de la Commune et de la qualité de l’eau (1).

Aussi PROXIMITÉ ne le votera-t-il pas. A l’instar de la Commission Consultative d’Aménagement du Territoire et de Mobilité (CCATM), nous marquons notre désaccord sur ce projet pour les raisons principales suivantes :

    • l’avis négatif à l’unanimité de la CCATM
    • les remarques, formulées par la Zone de Secours, relatives aux mesures de sécurité, de prévention, de protection et de lutte contre les risques d’incendie, d’explosion et de panique (1)
    • l’importante déclivité est un point crucial qui n’a pas été intégré dans le projet
    • le quartier est déjà affecté par des eaux de ruissellement, la minéralisation des parcelles augmentera les problèmes dans le bas de la rue de Froidmont
    • la création de lots de fond pourrait créer un précédent juridique
    • l’inventaire du patrimoine arboré à préserver n’a pas été présenté, malgré la présence d’arbres exceptionnels ou remarquables et d’un grand verger
    • situées en intérieur d’îlot, les parcelles sont traversées de part et d’autre par le sentier communal, qui est très fréquenté tant par les écoliers que par les habitants du quartier qui se rendent à la gare de Rixensart.
    • le Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN) n’a pas été consulté
    • les sentiers, dont celui de Belle-Dame, sont un patrimoine naturel à préserver

En matière d’urbanisme et de vivre ensemble, le meilleur appartiendrait-il au passé ?

Etienne DUBUISSON, Thierry BENNERT, Michel COENRAETS


(1) Déclaration de politique communale 2018 – 2024, votée par le Conseil communal le 27 février 2019
(2) ZONE DE SECOURS, Rapport de prévention incendie du 8 mars 2019 : Les voiries en impasse de plus de 30 mètres doivent présenter une largeur de 8 mètres ou doivent être équipées d’une aire de retournement à leurs extrémités. Le promoteur ayant opté pour un « Y » ou « T », l’aire de retournement doit s’inscrire dans un cercle de 22 mètres de diamètre, avec des rayons inférieurs de 10 mètres.
(3) Photo | Sentier Belle-Dame, juin 2019 © Eric de Séjournet

Les riverains de la rue du Monastère remettent le couvert

24 rue du monastère © eric de séjournet

Déjà en août 2012, une cinquantaine d’habitants de la rue du Monastère adressèrent à la commune une pétition pour s’insurger contre le trafic de transit et la vitesse des automobilistes. Elle fut suivie le 29 mai 2013 par une interpellation citoyenne faite par le porte-parole des riverains (→ Interpellation citoyenne au Conseil communal, in Carnets de Proximité du 10 juin 2013)

Plus de six années plus tard, les riverains de la rue du Monastère remettent le couvert. Dans une pétition ’pour une sécurisation concertée’, et adressée au Collège des Bourgmestre et Echevins, 115 signataires demandent le respect de la signalisation routière, la réduction du trafic, la sécurité des usagers faibles et la suppression des nuisances sonores.

D’autres habitants se sont également exprimés et ont remis à la commune une contre-pétition avec une proposition de solution.

Le Collège a réagi le 20 décembre 2018 et a proposé aux riverains une concertation (→ 20181220 Réponse du Collège aux riverains de la rue du Monastère).

Eric de Séjournet

__________
(mise à jour le 25 janvier 2019)

Rixensart est la deuxième commune la plus densifiée du Brabant wallon !

Dans une récente publicité électorale NAP-MR, on peut lire que « si l’augmentation de la population en Belgique a été (…) sur les 12 dernières années de 7,63%, Rixensart a, sur cette même période, enregistré une hausse de 4,8% (….). Cette croissance est donc deux fois moindre que la moyenne nationale », conclut la NAP-MR dans son articulet (1).

Désinformation … ‘fake news’ ?

Pour démontrer qu’à Rixensart, l’accroissement de la population est « attentivement géré », le raisonnement débute par une grossière erreur d’arithmétique en affirmant que la croissance nationale de 7,63% est deux fois plus importante que celle de Rixensart (4,8%) ! Cette affirmation est accompagnée de pourcentages sans faire référence à leur source.

Le raisonnement est d’autant plus fallacieux que la comparaison entre les données communales et nationales n’a aucun sens et ne prouve rien. En effet, le taux de croissance national est très différent d’une région à l’autre. Le taux de croissance en Flandre qui représente soixante pourcents de la population belge, est le double de celui de la Wallonie (2). Il serait dès lors plus correct de comparer éventuellement le taux de croissance de Rixensart avec celui de la Wallonie….

Par contre, la NAP-MR néglige un élément important : l’accroissement de la population est plus rapide dans le Brabant wallon que dans toutes les autres provinces. Cette augmentation de population est estimée à 12 % dans les 15 prochaines années (3) et est considérée, par le Président du Parlement wallon, comme « un des grands défis auxquels il faudra répondre à l’avenir » (4). Et cela vaut pour Rixensart, évidemment.

Ce que la NAP-MR oublie également, c’est que Rixensart avec ses 1267 habitants par km², est, après Waterloo, la commune la plus densifiée (5) des 27 communes que compte notre province (6).

CQFD.

Etienne DUBUISSON


(1) NAP-MR (publication électorale), Rixensart sous la loupe § 4 – Urbanisme, juillet 2018
(2) 
En 2017, en Flandre, la population a augmenté de 0,6% tandis qu‘en Wallonie, l’accroissement n’est que de 0,3%
(3) 
SPF Economie – Statbel – Bureau du Plan 2017 et DGStat
(4) ANTOINE 
André, Président du parlement Wallon, in La Libre Belgique du 9 août 2018
(5) 
Densité de population à Rixensart :1267 habitants/km² (cfr SPF Economie – Statbel – Bureau du Plan 2017)
(6) 
Densité : La Hulpe 469 habitants /km², ville de Wavre 817, ville d’Ottignies 957, ville de Nivelles 468
(7) Nota bene : dans le classement des communes wallonnes les plus densifiées, Rixensart est classé 250ème sur 262 communes (cfr Service Public Fédéral Économie)

Quel avenir pour Rixensart ?


Le 1er janvier 2018, Rixensart comptait 22381 habitants soit 1029 habitants de plus qu’en 2006 à la même date (1). En d’autres termes, cela signifie que, depuis 12 ans, notre commune voit sa population augmenter en moyenne de 7 nouveaux habitants par mois ! L’augmentation de ces dernières années est d’autant plus impressionnante sachant que durant la période précédente, de janvier 2000 à janvier 2006 (2), on comptait une croissance moyenne de seulement 1,5 nouvel habitant par mois (3). Ajoutons qu’avec ses 1754 hectares et ses 1276 habitants au km² (4), Rixensart est devenue une des deux communes les plus densifiées de la province du Brabant wallon.

Sans tenir compte des constructions individuelles à venir, il faut s’attendre à encore 377 nouveaux logements supplémentaires répartis de la manière suivante :

Genval

– Papeteries phase 3 actuellement en construction : 132 logements, qui s’ajoutent aux 225 logements de la phase 1 et 2

– Rue de Rixensart : 3 maisons unifamiliales. Projet de transformer en 2 studios 2 appartements et 1 maison de transit et d’insertion (Plan d’ancrage 2014-2016)

– Hôtel Normandie : 11 logements en projet à Genval – (Ref : Collège communal du 15 novembre 2017).

– Fond Tasnier : 9 logements à construire (Plan d’ancrage 2014-2016)

– Poirier Dieu : 165 logements prévus (Ref : Conseil communal du 16 décembre 2015)

– Rue de Limalsart : 12 logements en construction.

– Rue du Tilleul : MRS de 150 lits prévus.

Rixensart

– Terrain en face du Monastère des Bénédictines : 23 logements (Ref : dossier déposé au Service Urbanisme)

– Cure de Rixensart : 11 appartements en prévision après agrandissement du bâtiment (Ref : Hommes et Patrimoine – novembre 2017)

– Rue Haute : transformer une maison unifamiliale en 3 appartements (Plan d’ancrage 2014-2016)

Rixensart urbanisme montage.jpg

Rosières

– 6 appartements dans la cure (Plan d’ancrage 2014-2016)

Montage Rosières

Conscient de ce phénomène et dans la perspective d’une politique à long terme, il y a tout lieu de se demander s’il ne faudrait pas, dès maintenant, freiner ce rythme et résister à la pression foncière. En effet, une politique du logement responsable ne peut être maitrisée ni même établie en dehors d’un plan plus global intégrant les perspectives d’accroissement de la population, les problèmes de mobilité et les possibilités offertes par les infrastructures et structures publiques communales existantes.

En ce qui concerne la population, la note de politique générale 2012 de la majorité actuelle fixe à 25000 habitants le seuil « à ne pas dépasser dans les 20 prochaines années ». Or, compte tenu des « projets » immobiliers et du fait que la composition moyenne des ménages est de 2,4 personnes (5), on est en droit de penser que nous dépasserons rapidement ce nombre avec quelque 900 nouveaux habitants à prévoir dans un avenir très proche.

Nous devons être conscients qu’une politique du logement mal contrôlée peut avant tout mettre en péril, à moyen terme, l’équilibre social et toute la physionomie de la commune ainsi que le charme et les qualités de vie recherchés par les Rixensartois et auxquels ils ont droit, … c’est très concrètement, une diminution du bien-être général par une dépréciation du bien commun!

Qu’en sera-t-il de la mobilité ? Le service Mobilité de la commune estime que « le taux de motorisation des ménages tourne autour de deux, voire plus, dans une commune comme Rixensart » (6). En août 2017, le parc automobile de Rixensart comptait 14286 véhicules avec une croissance estimée à 1,1% par an (7). En ne tenant compte que des 365 nouveaux logements déjà prévus, le cap des 15000 véhicules sera très rapidement dépassé. De surcroît, nous devons également prendre en considération le trafic de transit qui, également en augmentation constante, accentuera d’autant plus, les problèmes de mobilité et de sécurité, tout particulièrement près de nos écoles, de nos gares, des infrastructures sportives et des grandes surfaces commerciales tout en multipliant, bien évidemment, les émissions de polluant ou les émissions de gaz à effet de serre qui affecteront encore un peu plus la santé humaine.

Enfin, qu’en sera-t-il des infrastructures scolaires … ? Seront-elles encore capables d’accueillir tous nos enfants ? … l’augmentation de la population ne sera-t-elle pas également une bonne raison pour justifier le développement d’autres commerces à grande échelle au détriment de nos commerces de proximité ?

Oui, notre commune se trouve, plus que jamais face à bon nombre de défis : défi démographique, défi d’aménagement du territoire, défi de mobilité, de sécurité.

Nous devons donc être bien conscients que, pour sauvegarder le bien-être des habitants, pour maintenir un tant soit peu ce qui reste de l’esprit villageois, il est, aujourd’hui, indispensable, de définir rapidement et avec l’ensemble des citoyens, quartier par quartier, une véritable politique qui s’attaque aux causes qui, inexorablement, dégradent notre espace de vie.

Mais déplorer les effets de cette situation ne suffit pas. Un bel objectif pour une véritable politique de proximité plus citoyenne !

Etienne DUBUISSON


(1) Depuis la fusion des communes, en 20 ans le grand Rixensart a vu sa population augmenter de près de 3350 habitants soit une augmentation mensuelle moyenne de 14 nouveaux habitants. 
(2) 21250 habitants le 1er janvier 2000 et 21352 habitants le 1er janvier 2006 
(3) Rapport annuel 2017 – Commune de Rixensart, p. 228 
(4) Densité à La Hulpe 469 habitants /Km² – ville de Wavre : 817 – ville d’Ottignies : 957 – ville de Nivelles : 468. 
(5) Rixensart – Politique générale en matière de logement – Programme communal d’actions 2014-2016 (p. 8) voté en conseil communal du 23 octobre 2013 
(6) Rapport du Collège des Bourgmestre et Echevins du 20 décembre 2017, p.23 
(7) SPF Economie DG Statistiques – situation en août 2017

La densification continue, à Rosières aussi

Le quartier de l’avenue Englebert à Rosières est en émoi, suite à un projet soumis à enquête publique concernant la construction de 7 maisons unifamiliales, l’abattage des arbres et à la création des voiries communales. Ce quartier est éloigné d’un centre et mal desservi par les transports en commun. Quant à la densification de ce quartier dont les voiries sont étroites et sans trottoirs, il nous semble non souhaitable.

Aussi PROXIMITÉ s’est-il enquis auprès du Service d’Urbanisme et a consulté le dossier déposé par l’auteur de projet. Il s’avère que le Collège est d’accord moyennant des charges d’urbanisme : égouttage, aménagement du sentier de la Chapelle, aménagement de la petite rue et d’une placette qui permet aux camions de faire demi-tour (pompiers/poubelles/livreurs).

Quant à la densité, nous avons appris qu’à l’origine, la zone de bâtisse permettait la construction de 3 logements. En tenant compte de la zone de cours et jardins, ils arrivent aujourd’hui à y caser 7 logements, chaque maison ayant une surface privative de l’ordre de 2 à 3 ares. C’est très petit et dense.

Il y a 30 ans, on aurait construit 2 belles maisons sur ce terrain. Aujourd’hui, dans l’intérêt ‘financier’ du promoteur et de la commune, on accepte 7 maisons à 2 façades. On parle donc de 20 habitants et 15 voitures.

Les riverains peuvent répondre à l’enquête publique en s’adressant à la commune de Rixensart avant le 8 mai 2018.

Thierry Bennert


+ infos sur http://www.rixensart.be/wp-content/uploads/2018/04/enquete-publique-sprl-propimo.pdf

Les Rosiérois ne restent pas immobiles pour autant

Le 16 avril 2018, les Rosiérois commémoreront l’anniversaire de la suppression des transports en commun assurés par la société De Lijn les jours ouvrables de 9 à 16 heures entre Maleizen et Wavre.

Dès le 12 mars 2012, un comité de quartier élargi interpella les sociétés De Lijn et TEC ainsi que l’administration communale de Rixensart proposant plusieurs solutions de remplacement.

Aucune ne sera retenue, nos élus locaux se limitant à adresser en français à De Lijn « ce projet est inacceptable étant donné que la ligne 345 est la seule possibilité pour les habitants de Rosières de rejoindre Bruxelles ou Wavre ».

Ne pouvant donc ni accéder à Wavre, ni à Genval ou Rixensart, il ne restait aux Rosiéroises et Rosiérois que la possibilité de se rendre à pied via Maleizen pour rejoindre Hoeilaart ou Bruxelles.

C’est alors qu’à de nombreuses occasions sans cesse répétées aux réunions du groupe de travail « mobilité », il a été demandé à la commune de Rixensart de sécuriser la rue de Malaise, les piétons l’empruntant n’ayant d’autre choix que de marcher sur la chaussée réservée aux véhicules dont la vitesse autorisée est de 90 km à l’heure entre la Ferme de Woo et la Verte Voie sur le territoire wallon.

La notion de trottoir ne faisant pas encore partie du dictionnaire communal, il a été successivement demandé de déplacer le panneau « fin d’agglomération » après la dernière habitation de la commune ou encore de placer un panneau limitant la vitesse à 50 km/h au-delà de celui indiquant la fin d’agglomération.

A court d’argumentations pour systématiquement refuser les propositions citoyennes, nos responsables communaux se sont finalement adressés à la Wallonie et ont décrété ensemble que la demande de limitation de vitesse n’est pas retenue, cette dernière étant soi-disant adaptée au contexte rural et dégagé.

La majorité communale NAP (MR/CdH) s’obstine depuis 6 ans à ne pas vouloir comprendre qu’à Rosières pour plusieurs personnes non motorisées, la mobilité douce est synonyme de danger de mort.

A vous vous de le décider le 14 octobre prochain.

Jacques De Wolf

Sécurisation des abords de l’école de Rosières…

La sécurisation des abords de l’Ecole de Rosières est à l’étude depuis … le 22 octobre 2014.

Entre cette date et le 28 mars 2018, le Collège de la commune de Rixensart (mandataire) a omis de faire rapport au Conseil communal (mandant) et, sans concertation préalable, s’est autorisé à payer les honoraires correspondant aux deux premiers états d’avancement de l’étude. En se faisant, le Collège n’a pas respecté le cahier des charges.
Qui plus est, la mission d’étude initiale s’est étendue sans l’aval du Conseil communal, à la construction d’une nouvelle sortie d’autoroute à Rosières, passant juste derrière l’église Saint-André. Les propriétaires concernés, habitants, paroisse et fabrique d’église, n’ont appris que fin du mois de mars 2018, en séance publique (1), qu’ils étaient concernés par une expropriation. Sans compter que, datant de 1844, l’église Saint-André de Rosières risque de subir des dégâts irréversibles.

Aussi, Etienne DUBUISSON (PROXIMITÉ) a-t-il introduit, en tant que conseiller communal, une question écrite au Collège des Bourgmestre et Echevins. Réponse attendue début mai 2018.


(1) Seuls « les parents des élèves de l’Ecole de Rosières et les riverains de ses abords » avaient été conviés à la réunion publique du 26 mars 2018
(2) photo | Eglise Saint-André et vallée de la Lasne à Rosières © Eric de Séjournet


4 avril 2018

QUESTION ÉCRITE (1) | Sécurisation des abords de l’École de Rosières, création d’un parking et d’un rond-point, et construction d’une nouvelle sortie d’autoroute passant derrière l’Église Saint-André

Madame la Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les Echevins,

Selon la Constitution belge (2), « les intérêts exclusivement communaux sont réglés par le conseil communal ». Par ailleurs, le Code de la démocratie locale et de la décentralisation (3) prévoit également que « le conseil règle tout ce qui est d’intérêt communal » (4) et précise encore que le Collège communal est chargé de «l’exécution des résolutions du conseil communal » (5).

C’est donc tout logiquement que le 22 octobre 2014, le Conseil communal a été appelé à se prononcer sur une mission d’étude relative à la sécurisation des abords de l’École de Rosières. Par un vote favorable, le conseil communal a accepté et imposé le cahier des charges 2014/36T relatif à cette mission et a mandaté le collège (mandataire) d’une mission d’exécution.

C’est donc tout naturellement que le conseil pouvait s’attendre à recevoir un compte rendu de l’évolution de l’exécution des résolutions prises en rapport avec ce dossier d’intérêt communal. Or depuis octobre 2014 et jusqu’au 28 mars 2018 aucune information concernant ce dossier n’a été transmise au conseil communal, mandataire de cette mission.

Pourtant, il apparait dans les délibérations du collège que l’adjudicataire a été désigné le 10 décembre 2014, que le 21 octobre 2015, le collège a décidé de payer les honoraires correspondant à l’état d’avancement numéro un, relatif au dépôt de l’avant-projet et que le 18 novembre 2015 il a également décidé de payer les honoraires correspondant à l’état d’avancement numéro deux, relatif à l’avant-projet.

Au vu du dossier, reçu actuellement par les membres du conseil, cette mission ne semble plus avoir évolué entre novembre 2015 et le 28 mars 2018 puisqu’aucun rapport du collège, écrit ou même oral, n’a été transmis aux membres du conseil.

Il y a dès lors tout lieu de se poser certaines questions.

1. Pourquoi le collège n’a-t-il jamais fait part au conseil des différents avant-projets qui, prévus par le cahier des charges (6), devaient reprendre chacun « une piste différente de sécurisation des abords » alors que ceux-ci représentent initialement et de toutes évidences un « intérêt exclusivement communal » ?

2. Ce marché de service consistant en une mission d’étude, a été attribué en décembre 2015 à la sprl AGUA suivant les critères définis par le Conseil communal. Cette société a-t-elle respecté ses délais d’exécution des trois phases soit respectivement 10, 20, et 3 jours ouvrables ?

3. Quand la sprl AGUA a-t-elle sollicité la Direction Générale Opérationnelle 1 Routes et Bâtiments (DGO1) comme précisé dans le dossier présenté en Conseil communal de ce 28 mars 2018 (7) ?

4. La Commission Consultative d’Aménagement du Territoire et de la Mobilité (CCATM) a-t-elle remis un avis concernant le projet présenté en Conseil communal du 28 mars 2018 ? Si oui, lequel ?

5. La Commission Mobilité a-t-elle remis un avis concernant le projet présenté en Conseil communal du 28 mars 2018 ? Si oui, lequel ?

6. L’article 146 du cahier des charges précise les modalités d’exécution et de facturation des différentes phases. Le 18 novembre 2015, le collège a approuvé l’état d’avancement N°2 présenté par la sprl AGUA relatif à l’approbation de l’avant-projet et autorisé le paiement. Pourquoi cet avant-projet n’a-t-il pas été présenté, pour approbation par le Conseil communal, comme prévu par le cahier des charges avant d’autoriser le paiement ?

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Madame la Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les Echevins, l’expression de mes sincères remerciements.

Etienne DUBUISSON

180125_ROS-AE_PU_01-03-esquisse-recadr.png


(1) Moniteur belge du 26 avril 2012, Code de la démocratie locale et de la décentralisation
(2) Constitution belge – Article 41
(3) Code de la démocratie locale et de la décentralisation- article L1122-30 §1er
(4) Portail des pouvoirs locaux – Intérêt communal « toute activité et tout objet que les autorités communales estiment devoir s’attribuer pour autant que la Constitution ou la loi n’en ait pas octroyé la compétence à un autre pouvoir ».
(5) Code de la démocratie locale et de la décentralisation – Article L1123-23
(6) Cahier des charges 2014/36T – Partie I – Clauses administratives – A. Objet du marché.
(7) Aménagement et sécurisation du bas de la rue de La Hulpe – Approbation de l’avant-projet définitif et de la convention de collaboration avec la SOFICO et la SRWT – vote

La NAP (MR/CDH) s’aventure sur le terrain des droits fondamentaux

La démocratie est fragile, même chez nous.

En imposant aux habitants « sa vision d’une bonne gouvernance », la majorité absolue NAP (MR/CDH) s’est aventurée sur un terrain qui relève de nos droits fondamentaux. Malgré deux interruptions de séances, indignation et plus ferme opposition sont les maîtres-mots qui caractérisent le passage en force des 15 membres de la NAP (MR/CDH) quand ils ont voté le 28 mars 2018, majorité contre opposition, vouloir garantir l’objectivité et la sérénité d’un futur groupe de travail communal, en excluant les représentants d’un quartier et d’une école, ainsi que d’une asbl, … liés de quelconque manière à un groupe politique.

Le comble, c’est que ce triste épisode s’est déroulé en plein milieu de l’exposition « #JeSuisHumain » d’Amnesty International, inaugurée il y a peu à la Maison communale.
Malgré l’insistance de l’assemblée de reporter le point au Conseil communal du mois suivant … afin de prendre le temps de réfléchir à ce qui rassemble plutôt qu’à ce qui divise, la Présidente du Conseil communal a fait le choix contraire.

Contraints, les habitants ont assisté debout et en silence à une démonstration de force NAP (MR/CDH) sans précédent ouvrant la porte à l’exclusion des représentants désignés par le quartier Poirier-Dieu, par l’École communale La Bruyère Genval et par l’association ‘Hommes et Patrimoine’.

Le lendemain, ÉCOLO, l’UC-PS et PROXIMITÉ ont diffusé d’une seule voix un communiqué de presse, que vous pouvez lire ci-après.

Qui plus est, au nom des trois groupes de l’opposition, Etienne DUBUISSON (PROXIMITÉ) a adressé une demande d’information à l’UNIA, qui est le nouveau nom du Centre interfédéral pour l’égalité des chances. L’UNIA est un service public indépendant de lutte contre la discrimination.

PROXIMITÉ rappelle que la démocratie repose sur la participation des citoyens à la vie publique sous toutes ses formes : les institutions politiques et les institutions judiciaires, la concertation sociale, la presse, la vie associative, la participation à la vie locale. Chacun a le droit de s’engager dans une association pour tenter ainsi de faire évoluer la société, aider ses concitoyens ou influencer les décisions politiques.

Eric de SÉJOURNET


suivi du dossier

29 mars 2018 | Premier contact de PROXIMITÉ avec le Centre interfédéral pour l’égalité des chances UNIA : soumission du problème de discrimination politique.

30 mars 2018 | COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DES GROUPES DE L’OPPOSITION RIXENSARTOISE UC-PS/PROXIMITÉ/ECOLO

A Rixensart, la majorité absolue NAP/MR-CDH impose aux citoyens sa vision d’une « bonne gouvernance »

Au conseil communal du mercredi 28 mars, les conseillers ont été appelés à voter un point concernant l’avant-projet de révision du plan communal d’aménagement du quartier dit « Poirier Dieu » à Genval – étendu sur l’ancien site de GSK Genval et ses alentours – et la constitution d’un groupe de travail consultatif, qui en étudierait les principaux enjeux. Si nous soulignons la nécessité d’alimenter une réflexion durable avec l’ensemble des acteurs actuels et à venir de ce quartier, nous marquons notre indignation et notre plus ferme opposition quant au fait que la majorité absolue NAP/MR-CDH considère « qu’afin de garantir l’objectivité et la sérénité de ce groupe de travail, les représentants du quartier Poirier Dieu, de l’école de Genval ainsi que l’association Homme et Patrimoine ne devront pas être liés de quelconque manière à un groupe politique». (7ème considérant du point à l’ordre du jour)

A l’heure où l’enjeu pour notre société est de réconcilier le citoyen avec celles et ceux qui les représentent, la « bonne gouvernance », telle que citée par le Collège, préconiserait donc d’écarter de la vie politique tout.e citoyen.ne engagé.e dans la vie locale et associative. Plus inquiétant, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une clause anti-démocratique et discriminatoire, car celle-ci porte atteinte à la vie privée et empêche les associations et comités locaux de désigner démocratiquement les personnes qui les représenteront au sein du groupe de travail.

Nos groupes UC-PS, Proximité et Ecolo ont réaffirmé leur soutien total et leur confiance au monde associatif et rappelé en séance que les citoyens qui s’investissent dans les différentes associations et comités locaux sont des personnes responsables, qui élisent démocratiquement et en connaissance de cause leurs représentant.e.s, que ces derniers expriment ou partagent directement ou indirectement une appartenance politique ou non. Nous déplorons enfin que notre proposition d’amendement commun de retrait de ce considérant ait été rejetée par l’ensemble des membres du groupe de la majorité. Ce refus a dès lors motivé notre opposition unanime, non pas sur l’idée de fond de la création d’un groupe de réflexion sur l’avenir d’un quartier, mais sur la création d’un groupe dont certaines personnes seraient exclues ou admises selon le bon vouloir des autorités communales.

Les conseillers communaux des groupes UC-PS, Proximité et Ecolo.

Pour le groupe UC-PS : Grégory VERTE (0476/550.129. gregoryverte@gmail.com), Catherine DE TROYER & François LEMAIRE

Pour le groupe PROXIMITÉ : Etienne DUBUISSON (0476/44.81.98. etiennedubuisson@hotmail.com), Thierry BENNERT & Didier HELLEPUTTE

Pour le groupe ECOLO : Bernard BUNTINX (0497/16.13.15. buntinx.bernard@gmail.com), Martine BIEMANS, Anne-Marie LEMOINE, Eric BAMPS & Gerald BOCKEN

5 avril 2018 | Lettre ouverte de PROXIMITÉ à Olivier Chastel, président du MR : https://proximiterixensart.be/2018/04/05/lettre-ouverte-a-olivier-chastel-president-du-mr/ (sans réponse)

5 avril 2018 | Lettre ouverte de PROXIMITÉ à Benoît Lutgen,  président du cdH (sans réponse)

20 avril 2018

UNIA adresse un courrier à la Bourgmestre de Rixensart, l’interrogeant sur le caractère général de l’exclusion et sur l’absence de précision quant à une éventuelle procédure de recours au regard des exigences de la règlementation antidiscrimination.

22 avril 2018 | Courriel de PROXIMITÉ à UNIA quant à une éventuelle procédure de recours au regard des exigences de la règlementation antidiscrimination.

PROXIMITÉ attire l’attention d’UNIA sur le fait que le Conseil communal du 30 mars 2018 avait été amené à se prononcer sur un texte très précis qui a fait l’objet d’un vote en séance publique, et qui n’est pas susceptible d’interprétation, à savoir : Afin de garantir l’objectivité et la sérénité du groupe de travail, les représentants du quartier Poirier-Dieu, de l’école communale de Genval ainsi que de l’association « Hommes et Patrimoine », ne devront pas être liés d’une quelconque manière à un groupe politique.

De par le vote, – majorité absolue du groupe NAP-MR contre l’ensemble de l’opposition (ECOLO, PS et le groupe citoyen Proximité), ce texte est devenu officiel.

22 mai 2018 | Courriel de la Bourgmestre de Rixensart à UNIA (dont PROXIMITÉ n’a pas reçu copie).

7 juin 2018 | Courriel d’UNIA à PROXIMITÉ

Nous avons finalement reçu une réponse de la part de la Bourgmestre de Rixensart. Dans son courrier, elle confirme que le fait ‘d’être lié d’une quelconque manière à un groupe politique’ doit s’interpréter comme le fait d’être élu ou candidat aux prochaines élections communales. La justification de cette condition est de garantir le caractère apolitique de la représentation citoyenne au sein du groupe de travail. Ce groupe de travail est en effet également composé d’autre part de représentants politiques. Eu égard à l’interprétation ciblée du lien avec un groupe politique et la justification avancée, nous sommes d’avis qu’il n’est pas question d’une discrimination sur base de la conviction politique au sens de la législation antidiscrimination. Par conséquent, nous vous informons que nous clôturons ce dossier.

16 août 2018 | Courriel d’UNIA à la Bourgmestre de Rixensart

Suite à un échange de courriels entre la Bourgmestre de Rixensart et UNIA (dont PROXIMITÉ n’a pas eu connaissance), UNIA écrit : Le Centre interfédéral pour l’égalité des chances UNIA a pris acte du fait que la condition « d’être lié d’une quelconque manière à un groupe politique » doit s’interpréter comme le fait d’être élu ou candidat aux prochaines élections communales. La portée de cette condition est donc bien ciblée et moins vague que la formulation initiale ne le laissait penser.

Cette condition est par ailleurs justifiée par la volonté de garantir le caractère apolitique de la représentation citoyenne au sein du groupe de travail. Ce groupe de travail est en effet également composé d’autre part de représentants politiques. Cette justification semble légitime pour UNIA.

Eu égard à l’interprétation ciblée du lien avec un groupe politique et la justification avancée, UNIA est d’avis qu’il n’est pas question d’une discrimination sur base de la conviction politique au sens de la législation antidiscrimination. 

Ce texte du 16 août 2018 diffère donc de la réponse adressée le 7 juin 2018 par UNIA à PROXIMITÉ.

La commune invite le Poirier-Dieu en colère

Rétroactes

Depuis plusieurs années, le quartier du Poirier-Dieu fait l’objet d’attentions diverses en ce qui concerne son urbanisation.

Durant les dernières années, ce paisible quartier a vécu sans mot dire, la transformation du parc des Charmettes avec l’installation d’une crèche et de D’Clic, l’implantation d’une école communale, le départ de GSK Genval et la vente de son terrain ainsi que le remplacement d’un terrain de football par un terrain de hockey.

Récemment, les habitants se sont trouvés simultanément face à deux enquêtes publiques concernant d’une part, l’extension du club de hockey par un terrain d’entrainement et d’autre part, l’implantation d’une maison de repos et de soins de 150 lits. Par ailleurs, la construction d’un éco quartier de 165 logements est toujours prévue et pour couronner le tout, la presse annonce l’implantation d’une école secondaire.

Tous ces bouleversements présentés séparément par le Collège ont bien évidemment, à nouveau, mis le quartier en émoi et provoqué la colère de ses habitants regroupés en un comité très actif. Ce comité, depuis plusieurs années, n’a cessé de lancer des appels au secours en direction de l’autorité communale afin d’être tenu au courant des intentions en matière d’aménagement de leur quartier. Nous devons malheureusement constater que malgré tous les efforts déployés par le quartier, l’autorité communale a fait preuve de son inaction, de son absence de dialogue et de son manque de répondant qui ont exaspéré les habitants du quartier (voir Carnets de Proximité du 17 décembre 2017). Le 18 décembre 2017, ceux-ci sont intervenus par une prise de parole publique en Conseil communal et le 25 janvier la commune a, enfin, invité les membres du quartier, simplement pour les ‘écouter’ sans toutefois répondre à leurs inquiétudes


Aujourd’hui

… face à la colère et l’importante mobilisation citoyenne, le Collège s’est décidé à soumettre le 28 mars 2018 au vote des conseillers, la mise sur pied d’un groupe de travail afin de modifier l’avant-projet du plan communal d’aménagement révisionnel dit ‘Poirier-Dieu’, voté en Conseil communal le 16 décembre 2015.

S’agit-il là d’un véritable changement d’attitude de la part de nos autorités communales ?

Quoi de plus normal dès lors de s’interroger sur leurs intentions soudaines et l’objectif poursuivi dans ce dossier…..calmer le jeu et gagner du temps avant les élections toutes proches ? …. ou enfin accepter de revoir le dossier du Poirier Dieu dans son ensemble, sans tabou? Après deux années de tergiversations, peut-on vraiment croire que le Collège NAP (MR/CDH) souhaite enfin agir, faire preuve d’écoute, de concertation et sortir à reculons de l’imbroglio que représente l’aménagement territorial de ce quartier ?

Le Collège des Bourgmestre et Echevins, rappelons-le, à la tête d’une majorité absolue, propose aujourd’hui de réunir des représentants de tous les groupes politiques, du quartier Poirier Dieu, de l’École communale La Bruyère Genval et de l’association Hommes et Patrimoine. Procéder de la sorte, va apparemment dans le bon sens.

poirier dieu

Apparemment seulement car avant l’entame de la première réunion, le Collège exclut déjà d’autorité, « les représentants du quartier Poirier-Dieu, de l’école de Genval ainsi que de l’association Hommes et Patrimoine, liés d’une quelconque manière à un groupe politique ». Le Collège NAP (MR/CDH) s’installe de facto en censeur et restreint la liberté des représentations dans le choix de leurs propres représentants au sein de ce groupe de travail. Une bien triste et peu élégante façon d’évincer certaines personnes impliquées bénévolement dans ce dossier et déjà considérées comme des adversaires.

Dans de telles conditions, qu’en sera-t-il des conditions de travail de ce groupe et de l’orientation qui lui sera donnée ?

Soyons clairs …. certaines questions restent posées et le collège doit préciser dès maintenant s’il accepte de revoir le dossier de manière globale, sans le saucissonner, comme le comité de quartier le souhaite depuis de très nombreux mois. Cela inclut, la construction de la MRS, les nuisances jusqu’à présent ignorées du club de hockey et sa demande d’extension, la diminution de la densité de l’éco quartier, l’installation éventuelle d’une école secondaire, les espaces verts et l’avenir du ‘parc’ des Charmettes, l’installation prochaine du ‘Cerceau’ dans un nouveau bâtiment, sans omettre bien sûr de se pencher sur les aspects mobilité et le maillage du site en termes de voiries et de sentiers.

Rappelons en guise de conclusion, que PROXIMITÉ écrivait déjà dans ses Carnets le 17 décembre 2015 que « l’avant-projet du PCAR du Poirier-Dieu, présenté au Conseil communal de décembre, n’est certainement pas parfait, aucun PCA ne l’est. Le groupe de travail, (…) devra poursuivre son analyse et aussi tenir compte des remarques objectives qui lui parviendront. Une diminution de la densité semble une option raisonnable. L’idéal, compte tenu de la population et de la mobilité serait d’une cinquantaine de logements ! »

Etienne Dubuisson

« Fort Apache » dans le Clos des Marnières ?

Le quartier du Clos des Marnières et de l’avenue Georges Marchal est en émoi et s’interroge sur le projet de la Commune de Rixensart et de la société de logement de service public « Notre Maison » de construire sur le seul terrain plat subsistant dans le clos une infrastructure sportive de quartier qui plus est, sous les fenêtres des chambres à coucher des habitants. ‘Fort Apache’ est le surnom donné par certains à cette construction (voir photo du projet).

Théoriquement, le concept des ‘petites infrastructures sociales de quartier’ (PISQ) s’inscrit dans la lutte contre l’exclusion sociale et l’amélioration de la cohésion sociale dans les quartiers. Elles devraient avoir pour fonction d’amener les jeunes et moins jeunes à se rencontrer et à tisser ou retisser des liens sociaux.

Toutefois, le projet d’installation d’un PISQ doit être accompagné d’une concertation sous l’égide du porteur de projet au travers d’un comité d’accompagnement spécifique associant les représentants du quartier. Il doit être fait rapport à la Commission communale d’accompagnement du Plan de Cohésion sociale.

Je me suis rendu sur place le samedi 10 mars 2018. Des discussions menées avec les riverains, il ressort qu’ils ne sont pas demandeurs de ce type d’infrastructure. Ils invoquent,

  • « le fait qu’hormis un panneau à l’entrée du site, les riverains n’ont pas été dûment informés du projet »
  • « la contiguïté des appartements Notre Maison (chambres à coucher) »,
  • « les nuisances sonores pour tout le quartier »,
  • « l’insécurité des lieux (délinquance, absence de contrôle/concierge) »,
  • « l’absence d’accès pour les enfants et adultes à mobilité réduite »,
  • « l’impact sur l’environnement (abattage d’arbres, déchets) ».

Qui plus est, les habitants tiennent à leur environnement subsistant. « Les très beaux arbres formant un écran de verdure tout l’été. En automne, ils sont chatoyants et donnent une certaine intimité aussi bien aux édifices des logements sociaux qu’à l’immeuble de l’avenue Georges Marchal. Sans compter, qu’à la suite des nouvelles constructions dans le bas du clos, les oiseaux prédateurs, tels que corneilles et pies occupent le terrain au détriment des moineaux qui ne trouvent plus de petits arbres ou buissons pour nicher. Quant aux familles d’écureuils qui nichent dans le haut des arbres et qui passent de l’un à l’autre et venaient se nourrir chez certains habitants de notre immeuble, ils vont disparaître. Toute la faune et la flore de l’endroit va être chamboulée ».

PROXIMITÉ propose une alternative, partagée par les riverains rencontrés : la construction d’un terrain de jeux pour enfants de 2 à 8 ans, qui n’altérerait pas les lieux et permettrait aux riverains d’y organiser à l’avenir des activités de quartier.

Egalement alerté, Etienne DUBUISSON, conseiller communal PROXIMITÉ, s’est adressé à la Bourgmestre, qui rappelons-le, est également vice-présidente de la scrl Notre Maison. Il lui a demandé d’organiser, avant toute décision et dans les meilleurs délais, une réunion de concertation ou pour le moins d’information avec les habitants de ce quartier, car il s’agit d’une modification importante de leur milieu et de leur confort de vie.

marnières_1

Gare de Rixensart : quid des aménagements ?

5. Gare de Rixensart (projet Eurogare)

Il y a plus d’un an déjà les élus rixensartois se sont penchés sur une motion relative à la réalisation des travaux de sécurité et de confort aux accès et d’un maintien d’un service voyageurs de qualité aux gares de Genval et de Rixensart. Elle fut votée le 26 octobre 2016 par le Conseil communal et transmise à la Direction d’Infrabel et aux Ministres fédéraux et régionaux ayant la mobilité dans leurs attributions (1).

PROXIMITÉ est intervenu une nouvelle fois en Conseil communal du 18 décembre 2017 pour qu’enfin des démarches soient entreprises vis-à-vis de la SNCB/INFRABEL pour obtenir une meilleure offre de train vers Bruxelles et vers Ottignies LLN, un aménagement correct de la gare ainsi que des ascenseurs pour faciliter l’accès aux quais (1).

Thierry BENNERT (PROXIMITÉ) a également rappelé que le projet présenté par INFRABEL montrait que les talus arborés étaient remplacés par des murs recouverts de végétation. Principalement sur Rixensart, la végétation n’a jamais été plantée … et la verdure ‘sauvage’ ne s’y installe pas car la terre dans ces bacs en béton est pauvre et n’est pas arrosée. Nous pensons qu’une solution doit être trouvée rapidement. A titre d’exemple, Thierry BENNERT a cité la façade des parkings GSK rue de l’Institut. Si rien n’est entrepris rapidement vis-à-vis de la SNCB, tout ceci restera en l’état pour toujours.

La Bourgmestre acquiesça et souligna qu’un rendez-vous … allait être pris …


(1) Le Conseil communal du 26 octobre 2016 demanda à Infrabel d’avoir des garanties formelles, avec un planning précis, sur la bonne exécution des travaux suivants :
– le placement des ascenseurs pour un accès sécurisé aux transports publics de toute personne, y compris les personnes à mobilité réduite;
– les aménagements assurant la sécurité et le confort indispensables lors de l’accès aux quais et aux abords des gares (hauteur, largeur des quais et des accès, auvents, range-vélos, salle d’attente … ) ;
– la construction de la gare de Rixensart, avec implantation d’un guichet pour les voyageurs (*);
– la mise en place d’un service clientèle de qualité pour les deux gares.
Par contre, l’implantation d’un guichet pour les voyageurs (voir * ci-dessus) a fait l’objet d’un amendement qui n’a pas fait l’unanimité : par 15 voix pour, 4 voix contre (Messieurs Vanderbecken, Remue, Madame Van den Eynde, et Monsieur Hanin) et 6 abstentions (Messieurs Garny, Pirart, Anastasiades, Madame Léonard, Messieurs Van Loo et Cardon de Lichtbuer).

Arbres et haies remarquables (3)

Avenue de Montalembert 10.2010 © Eric de Séjournet.jpgIn fine (1), PROXIMITÉ a obtenu ce que la Commune de Rixensart n’a jamais publié … la liste officielle des arbres et haies remarquables à Rixensart, mise à jour en 2012. Cette liste a été approuvée par arrêté ministériel du 8 janvier 2013, paru le 22 février 2013 au Moniteur belge.

◼︎ Liste des 53 sites rixensartois, genvalois et rosiérois | Cliquez ici.

Quant à la question écrite introduite le 31 mai 2017 par PROXIMITÉ (1), la Commune de Rixensart semble avoir eu des difficultés à répondre précisément à nos interrogations. Nos lecteurs trouveront ci-après (2) la réponse intégrale du Collège, que nous résumons d’abord :

Depuis 2013, 491 demandes de permis d’abattages/élagages ont été introduites. Pour chaque demande, un agent spécifique du service communal des espaces verts se rend sur place et rédige un avis argumenté pour le Collège communal.

– Le Collège estime que la part d’arbres et de haies remarquables pour laquelle la Commune sollicite une demande de permis d’urbanisme pour l’abattage ou l’élagage est de 1 à 2 par an. Le nombre de permis d’urbanisme refusés par le Collège communal après avis du Service Public de Wallonie/DG03-Direction de la Nature et des Forêts peut être estimé à 2% du nombre total de permis introduits depuis 2013.

– L’abattage, le préjudice porté au système racinaire ou la modification de l’aspect d’un arbre remarquable ou d’une haie remarquable sont soumis à permis d’urbanisme.

– L’accord du propriétaire est nécessaire pour élaguer un arbre remarquable.

– L’agent constatateur communal n’est pas habilité à dresser procès-verbal de constat d’infraction dans la mesure où il s’agit d’infractions urbanistiques et non environnementales. Dans ce cas, seule l’éco-conseillère désignée à cet effet peut verbaliser.

PROXIMITÉ lance un appel aux habitants de Rixensart, sensibilisés à la préservation de ce patrimoine naturel. Concernant la liste des arbres et haies remarquables, faites-nous part de vos commentaires : identification, état des lieux, photographie, … ! Toutes les données récoltées seront partagées avec les acteurs qui se manifesteront. Contact : eric.de.sejournet@gmail.com.

Eric de SÉJOURNET & Thierry BENNERT

__________
(1) BENNERT Thierry (PROXIMITÉ), Arbres et haies remarquables : question écrite adressée au Collège des Bourgmestre et Echevins, 31 mai 2017 (voir Carnets de Proximité du 3 juin 2017)
(2) COMMUNE DE RIXENSART, Questions écrites relatives aux arbres et haies remarquables (abattages/élagages), 23 octobre 2017
(3) Photo | Avenue de Montalembert 10.2010 © Eric de Séjournet

Réduisons la pollution lumineuse

carte_pollution_lum_500-f77c4.pngLors de Rixensart en Fête, PROXIMITÉ a rencontré Christiane Boehm, membre du Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN). En janvier 2017, elle a publié un dossier consacré aux conséquences de l’excès d’éclairage, à savoir la sur-illumination, l’éblouissement et la lumière intrusive. Elle écrit : « Cette forme de pollution, encore mal connue, a des répercussions sur la santé humaine et sur les écosystèmes. 80 % des espèces sont touchées par la pollution lumineuse qui augmente chaque année » (1). Son crédo est simple : « Lutter contre la pollution lumineuse, ce n’est pas cesser d’éclairer, mais mieux éclairer ! » Et de prôner des solutions simples en respectant les cinq principes de l’éclairage intelligent :

1. Bien évaluer le besoin
2. Ajuster l’orientation
3. Réduire l’intensité
4. Contrôler la période
5. Limiter la lumière bleue

A l’instar du PCDN, PROXIMITÉ souhaite que dans la commune de Rixensart ces grands principes s’appliquent aux bâtiments communaux, statues, arbres, ronds-points, églises, etc…

Aussi, le Conseil de PROXIMITÉ a-t-il adopté le 4 octobre 2017 la résolution suivante :

« Soucieux des impacts sur la biodiversité et les paysages nocturnes, sur le sommeil et la santé des habitants, soucieux des économies d’énergies, de la limitation des gaz à effet de serre induits, ainsi que de la capacité d’observation du ciel nocturne pour les générations actuelles et à venir (2), PROXIMITÉ adoptera des solutions d’éclairage mieux adaptées qui réduisent la pollution lumineuse et génèrent des économies : 


– réduction de l’intensité de l’éclairage public à certaines heures de la nuit (exceptés les endroits où prévaut la sécurité des citoyens et de leurs biens),
– limitation de diffusion lumineuse vers le ciel,
– règlementation des écrans LED pour l’affichage publicitaire,
– lutte contre le gaspillage énergique en adaptant les anciens luminaires publics
– attention particulière au choix de lampes LED à faible émission dans le bleu ».

En aménagement du territoire, les élus de PROXIMITÉ tiendront donc compte de la problématique de l’éclairage LED (3), en évitant toute pollution lumineuse vers le haut, en trouvant le bon compromis entre « se sentir en sécurité » et « éclairer discrètement », en réfléchissant sur les trois facettes du problème : factures d’achat et d’utilisation, et facture pour notre environnement. Dans le cadre de la rénovation de la Place de Bourgeois, la Commune de Rixensart a présenté récemment un avant-projet. Et Michel WAUTOT (PROXIMITÉ) de rassurer, la commune a déjà pris des dispositions afin de réduire les nuisances lumineuses. Sans compter que pour l’église Saint-François-Xavier, la convention ‘Combles et clochers’ signée par notre commune en 1996 (4) sera respectée.

Eric de SÉJOURNET


(1) BOEHM Christiane, L’éclairage, un problème ? in www.rixnature.be, janvier 2017

(2) Le ciel nocturne a été classé patrimoine mondial de l’Unesco

(3) Rixnature, Les dangers de la lumière bleue
(4) Ibid., Combles et clochers
(5) Photo | AVEX (association d’astronomes du Venin, France), Carte d’Europe, 2016


A ne pas manquer, 4’58 d’infos sur FRANCE 5 > extrait du Magazine de la Santé, 17 mai 2018

Démolition de la Ferme du Pèlerin : mobilisation (2)

828 Ferme du Pèlerin 8.2017 © Monique D'haeyere 0.jpgMerci pour votre mobilisation ! De nombreux riverains de la rue des Bleuets, du quartier de Froidmont, du quartier Bel-Air mais également des avenues Fond Marie Monseu et Pèlerin se sont mobilisés pour manifester leur inquiétude face à ce projet immobilier. Beaucoup ont écrit directement à la Ville de Wavre. Certains riverains ont préféré remettre à PROXIMITÉ une lettre signée. Celles-ci ont été déposées dans les délais à l’Administration communale de Wavre. Une copie de celles-ci a également été transmise à l’attention du Collège des Bourgmestre et Échevins de Rixensart.

Le dossier est maintenant analysé par la Ville de Wavre et devrait être transmis prochainement pour avis au département Agriculture de la Wallonie.

En attendant, les riverains rencontrés nous ont fait part de leur inquiétude à propos de l’insécurité des usagers faibles, rue des Bleuets. A ce propos, je suis intervenu au Conseil communal du 20 septembre 2017 (voir mon prochain compte-rendu dans les Carnets de Proximité).

Thierry BENNERT

__________
Photo | Ferme du Pèlerin 2017 © Monique D’haeyere

La mobilité, un ordre du jour inépuisable

Au nom de PROXIMITÉ, Michel WAUTOT a présenté au groupe de travail Mobilité du 5 septembre 2017 plusieurs points qui, sans être exhaustifs, posent problème dans notre commune.

Rue du Cerf 8.2017 © Proximité Claude Romal et Thierry Bennert.jpg
Rue du Cerf à Genval

Photos | 8.2017 © Thierry Bennert & Claude Romal

1. PROXIMITÉ a émis des réserves quant aux récents aménagements faits en voirie à la rue du Cerf à Genval, entre le funérarium Mathy et l’IMPS/Pont de Marie Vatch : piste cyclable partielle, vitesse des camions, risque accru de collision, …. Plusieurs membres de PROXIMITÉ sont descendus sur les lieux et ont constaté que le risque de collision frontale est accru. Selon des riverains, « ce qui a été réalisé par la Commune est encore plus dangereux qu’avant ». Qui plus est, « personne n’ose se garer sur les nouveaux emplacements de peur de retrouver la voiture abimée ». Ajoutez à cela la visibilité limitée, – à cause de la longueur de l’emplacement pour voitures, la largeur du stationnement insuffisante pour des camionnettes, vitesse excessive des véhicules descendant la rue du Cerf (1), sans oublier le passage pour piétons qui ne donne pas sur un trottoir (2). Quant au  mini tronçon de piste cyclable, – qui est ensuite interrompu, il laisse les cyclistes perplexes (3).

Pour Michel WAUTOT (PROXIMITÉ), la meilleure solution est de mettre en place une vraie chicane de part et d’autre de la voirie, sans parking, et avec un couloir de sécurité de chaque côté pour les vélos.

Réponse de la Commune : « Sur base des remarques émises, la Cellule Mobilité va revoir sur place le problème ».
__________

(1) la position actuelle de la chicane ‘favorise’ la vitesse des camions descendants

(2) le trottoir est en attente car il est situé sur un terrain appartenant à la SNCB. Cette dernière a été contactée.
(3) le « bout » de piste cyclable est uniquement destiné à la sauvegarde des cyclistes, à cet endroit, en leur signalant qu’ils ne doivent pas passer à l’extérieur de la chicane et en avertissant les « stationneurs » qu’ils doivent laisser libre ce couloir. 

*

Carrefour rond-point av. Boulogne-Billancourt rue du Monastère 8.2017 © Sophie Hautain Nélis 0.JPGRond-point des Bénédictines
Photo | 8.2017 Membre de Proximité 

2. Depuis sa mise en service, le Rond-point des Bénédictines, à l’avenue Boulogne Billancourt et la rue du Monastère, constitue un danger, notamment pour les usagers faibles : le sens giratoire n’est pas respecté par de nombreux automobilistes. Réponse de la Commune : « L’aménagement d’un nouveau rond-point y est prévu, il sera une des charges d’urbanisme du futur lotissement » (3). En attendant, PROXIMITÉ estime qu’il faut accentuer la visibilité du rond-point en plaçant en son centre des signaux D5.
__________
(3) nouveau lotissement, il s’agit de l’ancien terrain de football et des champs rue du Monastère en face des Bénédictines. Le terrain donne également sur l’avenue Boulogne Billancourt à hauteur du carrefour Bel-Air.

*

Carrefour av. de Villefranche et Boulogne-Billancourt 8.2017 © Sophie Hautain Nélis.JPG

Carrefour du Château Vert
Photo | 8.2017 Membre de Proximité 

3. Un autre carrefour qui mériterait plus de sécurité est celui dit du ‘Château Vert’ à hauteur de la N275 et de l’avenue Boulogne-Billancourt et la chaussée de Wavre. Quand on vient de la chaussée de Wavre, il n’y a aucune visibilité pour emprunter ce carrefour et le miroir placé n’est pas aidant. Réponse de la Wallonie, qui est responsable de cette voirie : « Le projet de rond-point est abandonné. Des travaux d’aménagement sont à l’étude ». PROXIMITÉ se demande toutefois pour quand ?

*

Carrefour ch. de Lasne rue Saint-Roch 8.2017 © Sophie Hautain Nélis.JPG

 Carrefour de Bourgeois
Photo | 8.2017 Membre de Proximité 

4. Autre carrefour dangereux, celui à Bourgeois entre les chaussées de Wavre et de Lasne. En effet, quand on vient de la chaussée de Wavre, il n’y a aucune visibilité et le miroir existant est peu aidant. PROXIMITÉ suggère qu’on y mette au minimum un panneau lumineux clignotant annonçant un carrefour dangereux. Réponse de la Commune : « Une recherche de miroir plus adéquat sera effectuée, mais le placement de panneaux clignotants n’est pas prévu.

Eric de SÉJOURNET

La Place de Bourgeois repensée

f0890-558996619-1

Le point d’orgue du Conseil communal du 30 août dernier fut la présentation du projet de l’aménagement de la Place Cardinal Mercier à Bourgeois. Après plusieurs années de détermination et de persévérance, Michel Wautot (PROXIMITÉ), par ailleurs Président de l’asbl Hommes et Patrimoine, a grandement contribué à mener ce dossier à bon terme.

Le groupe de travail communal, dont Michel Wautot et Eric de Séjournet (PROXIMITÉ) ont fait partie, a longuement planché sur l’avant-projet de la rénovation de cette place dite « de Bourgeois », quitte à revoir les plans initiaux, quand il a fallu tenir compte de la décision du Club de balle pelote de Bourgeois de jeter l’éponge. Tous les paramètres, tels que la mobilité, la sécurité routière, les espaces verts, les accès à l’école et à l’église Saint-François-Xavier, ont été pris en considération.

Quelques options retenues :

– concentrer le trafic sur un côté et favoriser un trafic plus doux, à 20 km/h sur les deux autres côtés du triangle formant la place

– maintenir le double sens de circulation le long de l’école communale renforcer à hauteur de l’école la sécurité des écoliers par le marquage du passage pour piétons, en insérant un ralentisseur naturel (rétrécissement de la voirie)

– structurer la partie centrale de la place par une haie d’arbres palissés

– rendre l’église occasionnellement accessible par les voies latérales pour des mariages ou des enterrements remplacer en partie les arbres actuels par une haie d’arbres palissés

– choisir le revêtement des vieux pavés qui marqueront les espaces de parking à hauteur des voiries

– verduriser l’arrière de la place tout en conservant un revêtement de sol minéral non-drainant autour de l’église, afin de préserver la stabilité de cette dernière.

Le 30 août 2017, l’avant-projet a été adopté à l’unanimité par le Conseil communal.

A ce jour, le site Internet de la commune n’a pas encore publié les illustrations de cet avant-projet.