Compteurs communicants, autant savoir (1ère partie)

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En 2009, l’Europe décida d’imposer aux états membres le passage aux compteurs numériques (aussi appelés électroniques, intelligents ou communicants) en remplacement de nos compteurs analogiques d’électricité et de gaz naturel (1).

La motivation ? Sensibiliser le citoyen à sa consommation d’énergie à travers une visualisation en temps réel de cette consommation  et transmission régulière de celle-ci à son gestionnaire de réseau, indépendamment de la période de facturation, et ce, sans aucune intervention humaine, le tout transmis par des ondes électromagnétiques.

Où en est on actuellement dans ce projet en Belgique et plus précisément en Wallonie? Le citoyen gardera-t-il un pouvoir de décision? Quels en sont les avantages et les risques? Qui en assumera le coût? Qui seront les réels bénéficiaires? Tels sont les différents sujets que nous développerons au cours des prochains mois, tenant compte de la formation du nouveau gouvernement wallon et des décisions prises dans ce domaine.

Alors qu’en Flandre le déploiement des compteurs électroniques a déjà débuté et est progressivement imposé, la Région de Bruxelles-Capitale reste encore dans l’expectative.  Quant à la Wallonie, elle envisage, à l’instar de l’Allemagne (2), de l’imposer uniquement aux foyers consommant plus de 6000kWh par an, ou à ceux qui produisent leur propre électricité (ce qui n’exclut pas les détenteurs de panneaux solaires) et ce, à l’horizon 2029 (3).

En outre, dès 2023, la Wallonie prévoit d’imposer un compteur communicant chez les personnes qui ne paient pas leur facture d’énergie, celles qui demandent un nouveau raccordement, celles qui doivent remplacer leur compteur ou tout simplement celles qui en font la demande (4).

Néanmoins, face à un refus motivé du citoyen, la Wallonie ne s’est pas encore positionnée clairement : elle semble ouverte à se montrer moins intransigeante à l’égard des personnes qui refuseraient l’installation de ce compteur chez elles pour raison de santé (5), notamment par celles sensibles aux ondes électromagnétiques. En effet, le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’Organisation Mondiale de la Santé a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences comme pouvant être cancérogènes pour l’homme (Groupe 2B) (6). Nous y reviendrons.

Quant au respect de la vie privée, la question de l’information transmise au gestionnaire de réseau reste posée : à quoi le règlement wallon lui donnera-t-il accès, outre les strictes données nécessaires à la facturation ? Faut-il craindre, comme le prévoit le décret flamand, que le gestionnaire de réseau puisse à distance couper l’arrivée d’électricité ou de gaz si un citoyen refuse l’installation d’un compteur électronique (et donc pas uniquement dans le cadre d’un changement de propriétaire) ou ne paie pas sa facture, tarifer la consommation de façon variable selon le mode de consommation du client, ou le connecter à un nouveau système ? Toutes ces questions et d’autres, demandent clarification et nous y resterons vigilants.

Sophie HAUTAIN-NÉLIS


(1) Directive 2009/72/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 concernant des règles communes pour le marché intérieur de l’électricité et abrogeant la directive 2003/54/CE (JO L 211 du 14.8.2009, p. 55-93)
(2) WIKIPEDIA, Compteur communicant
(3) TEST ACHATS, Compteur numérique, dossier du 27 juin 2019
(4) Ibid.
(5) Ibid.
(6) ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ (CIRC), in Communiqué de presse du 31 mai 2011

La frénésie immobilière s’empare de Rixensart

Sentier Belle-Dame 6.2019 © Eric de Séjournet (1)

Cela va pousser de partout et aucun quartier ne sera épargné, comme ceux du Poirier Dieu, rue du Tilleul, rue du Monastère, site de la Cure de Rosières, avenue Englebert, … Le dernier projet en date connu est celui du Sentier Belle-Dame, sentier qui relie l’avenue Fabiola à la rue de Froidmont. Le Collège le présentera le 26 juin 2019 au Conseil communal.  

Ce projet consiste à y modifier et créer des voiries communales avec modification partielle du sentier Belle-Dame … afin d’y construire 4 habitations unifamiliales avec abattage d’arbres.

Quelles sont les raisons que le Collège pourrait invoquer pour que le Conseil communal puisse raisonnablement accepter tel projet ?  Qui plus est, il est en contradiction avec les objectifs de la Déclaration de Politique communale 2018-2024 (1) notamment en matière de mobilité douce, d’urbanisation et de préservation des espaces naturels.

La nouvelle majorité NAP-MR/SOLIDARIX n’écrivit pas il y a quelques mois à peine : Rixensart s’épanouit dans un écrin de verdure que nous entendons préserver : plans de gestion à long terme, gestion différenciée, végétalisation et couloirs écologiques, préservation du caractère arboré de la Commune et de la qualité de l’eau (1).

Aussi PROXIMITÉ ne le votera-t-il pas. A l’instar de la Commission Consultative d’Aménagement du Territoire et de Mobilité (CCATM), nous marquons notre désaccord sur ce projet pour les raisons principales suivantes :

    • l’avis négatif à l’unanimité de la CCATM
    • les remarques, formulées par la Zone de Secours, relatives aux mesures de sécurité, de prévention, de protection et de lutte contre les risques d’incendie, d’explosion et de panique (1)
    • l’importante déclivité est un point crucial qui n’a pas été intégré dans le projet
    • le quartier est déjà affecté par des eaux de ruissellement, la minéralisation des parcelles augmentera les problèmes dans le bas de la rue de Froidmont
    • la création de lots de fond pourrait créer un précédent juridique
    • l’inventaire du patrimoine arboré à préserver n’a pas été présenté, malgré la présence d’arbres exceptionnels ou remarquables et d’un grand verger
    • situées en intérieur d’îlot, les parcelles sont traversées de part et d’autre par le sentier communal, qui est très fréquenté tant par les écoliers que par les habitants du quartier qui se rendent à la gare de Rixensart.
    • le Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN) n’a pas été consulté
    • les sentiers, dont celui de Belle-Dame, sont un patrimoine naturel à préserver

En matière d’urbanisme et de vivre ensemble, le meilleur appartiendrait-il au passé ?

Etienne DUBUISSON, Thierry BENNERT, Michel COENRAETS


(1) Déclaration de politique communale 2018 – 2024, votée par le Conseil communal le 27 février 2019
(2) ZONE DE SECOURS, Rapport de prévention incendie du 8 mars 2019 : Les voiries en impasse de plus de 30 mètres doivent présenter une largeur de 8 mètres ou doivent être équipées d’une aire de retournement à leurs extrémités. Le promoteur ayant opté pour un « Y » ou « T », l’aire de retournement doit s’inscrire dans un cercle de 22 mètres de diamètre, avec des rayons inférieurs de 10 mètres.
(3) Photo | Sentier Belle-Dame, juin 2019 © Eric de Séjournet

Réchauffement climatique ! Que faire au niveau communal ?

PROXIMITÉ participe au débat 

Le réchauffement climatique n’est plus à démontrer. C’est devenu un sujet de préoccupation majeur pour notre société, un enjeu déterminant pour le bien-être présent et à venir de nos citoyens.

En effet, selon les prévisions actuelles du GIEC, le réchauffement planétaire se poursuivra au cours du XXIe siècle avec une amplitude variant de 0,3 à 4,8 °C.

Vu l’urgence et l’importance du phénomène, près de deux cents pays ont ratifié l’Accord de Paris sur le climat et pris des engagements pour contenir la hausse de température moyenne de la planète en-dessous de 2°C, la limiter autant que possible à 1,5°C et réduire au maximum les émissions polluantes.

Et nous ? Nous sentons-nous vraiment concernés ? Que faisons-nous concrètement à notre échelle pour préserver notre planète?

Il serait trop simple et totalement inexact de penser que cet accord ne concerne que les chefs d’État ou les pays signataires, car il insiste aussi sur le rôle des villes, des autorités locales, de la société civile et du secteur privé et donc bien évidemment des communes, niveau de pouvoir le plus proche du citoyen.

Au niveau communal, différentes actions sont déjà prises telles qu’un plan de rénovation énergétique des bâtiments ou un plan de modernisation des parcs d’éclairage public. Mais cela ne suffit pas !

La commune a également un rôle moral et social à assumer dans le cadre du « bien vivre ensemble et du bien commun ». Cette responsabilité englobe tout naturellement un engagement citoyen pour la protection de notre environnement face au réchauffement climatique. Autrement dit, il est de notre devoir de nous engager activement et de manière solidaire pour notre planète. Notre commune se doit d’être un moteur fédérateur en la matière.

Le film ‘Demain’, que bon nombre d’entre nous ont pu découvrir, est un magnifique témoignage d’engagements divers, par des citoyens à l’échelle de leur commune ou de leur entreprise. Il démontre qu’avec de la créativité et de la solidarité, des citoyens parviennent à lutter pour la préservation de notre terre et à faire face aux problèmes environnementaux et sociaux de notre époque.

Bon nombre d’organisations et d’associations rixensartoises participent déjà à l’amélioration du climat, telles que Arborescence, Froidmont insertion, le Gracq, Natagora, le PCDN, la Commission déchets, le commerce des circuits courts, la permaculture, le projet Eco-Team. Elles méritent notre soutien. D’autres actions collectives et individuelles très simples, pourraient encore, avec un peu de solidarité et d’imagination, contribuer à l’amélioration recherchée.

C’est dans cet esprit que PROXIMITÉ souhaite initier une concertation régulière, un échange d’idées et de réflexions avec les citoyens par la mise sur pied d’une commission communale qui innovera, coordonnera et encouragera des actions et des engagements concrets dans des domaines très divers, qu’il s’agisse d’agriculture, d’énergie, d’économie, d’éducation ou de gouvernance.

Cela passe par l’entretien des espaces verts, les infrastructures pour la mobilité douce, la promotion du covoiturage ; les investissements visant à réduire la facture énergétique ; la gestion de l’eau et bon nombre de gestes qui contribuent à construire un monde meilleur pour demain.

A titre d’exemple, PROXIMITÉ présente ci-après (cliquez sur Lire la suite >) une liste non limitative d’actions que nous pouvons tous adopter pouvant contribuer à réduire les effets du réchauffement climatique. Toutes ces idées rencontrent nos valeurs fondamentales. Elles sont également celles de toute la population rixensartoise.

Participer c’est faire preuve de citoyenneté.

Etienne DUBUISSON

Lire la suite « Réchauffement climatique ! Que faire au niveau communal ? »

Vers une intensification du survol de Rixensart ?

Plusieurs communes du Brabant wallon, dont Rixensart, sont menacées d’une accentuation des survols par les avions … suite à une décision d’un juge flamand, qui a suivi les attentes du Noordrand (la périphérie Nord de Bruxelles), quitte à déplacer les nuisances sur l’Est et le Brabant wallon (1).

Philippe Touwaide, le médiateur fédéral, attend toujours le cadastre du bruit promis en 2003. Selon lui, le récent jugement pourrait anéantir tout le travail effectué ces huit dernières années.

Une crainte partagée par Charles Sohet, de l’asbl ‘Piste 01 ça suffit !’ Selon lui, on aurait des décollages via la piste 19 (soit la 01 utilisée à l’envers), qui se dirigeraient tout droit vers le centre du Brabant wallon, dont Rixensart, La Hulpe, … (1).

Pour l’asbl Epures (ex asbl Trop de bruit en Brabant wallon) (2), il est primordial de conserver les quelques rares acquis pour le Brabant wallon. Aussi a-t-elle invité sept bourgmestres brabançons, soit ceux de Beauvechain, Grez-Doiceau, Chaumont-Gistoux, Wavre, Rixensart, La Hulpe, Lasne, à réagir le plus rapidement possible, entre autres auprès du ministre (3).

La Bourgmestre de Rixensart prendra-t-elle position dans ce dossier ? A suivre donc …

Eric de SÉJOURNET


(1) HENNUYE Jean-Claude, Le Brabant wallon souffre aussi du survol des avions, et une décision d’un juge flamand risque de ne rien arranger, RTBF, 13 juin 2018
(2) http://tropdebruit.be/files//DH_Dimanche_or_red.pdf
(3) SAUBLENS Laurent, La Libre Belgique, Le survol des avions gêne dans le Brabant wallon, La Libre Belgique, 30 juillet 2018
(4) photo | Survols du Centre de Rixensart © Eric de Séjournet

La densification continue, à Rosières aussi

Le quartier de l’avenue Englebert à Rosières est en émoi, suite à un projet soumis à enquête publique concernant la construction de 7 maisons unifamiliales, l’abattage des arbres et à la création des voiries communales. Ce quartier est éloigné d’un centre et mal desservi par les transports en commun. Quant à la densification de ce quartier dont les voiries sont étroites et sans trottoirs, il nous semble non souhaitable.

Aussi PROXIMITÉ s’est-il enquis auprès du Service d’Urbanisme et a consulté le dossier déposé par l’auteur de projet. Il s’avère que le Collège est d’accord moyennant des charges d’urbanisme : égouttage, aménagement du sentier de la Chapelle, aménagement de la petite rue et d’une placette qui permet aux camions de faire demi-tour (pompiers/poubelles/livreurs).

Quant à la densité, nous avons appris qu’à l’origine, la zone de bâtisse permettait la construction de 3 logements. En tenant compte de la zone de cours et jardins, ils arrivent aujourd’hui à y caser 7 logements, chaque maison ayant une surface privative de l’ordre de 2 à 3 ares. C’est très petit et dense.

Il y a 30 ans, on aurait construit 2 belles maisons sur ce terrain. Aujourd’hui, dans l’intérêt ‘financier’ du promoteur et de la commune, on accepte 7 maisons à 2 façades. On parle donc de 20 habitants et 15 voitures.

Les riverains peuvent répondre à l’enquête publique en s’adressant à la commune de Rixensart avant le 8 mai 2018.

Thierry Bennert


+ infos sur http://www.rixensart.be/wp-content/uploads/2018/04/enquete-publique-sprl-propimo.pdf

Sécurisation des abords de l’école de Rosières…

La sécurisation des abords de l’Ecole de Rosières est à l’étude depuis … le 22 octobre 2014.

Entre cette date et le 28 mars 2018, le Collège de la commune de Rixensart (mandataire) a omis de faire rapport au Conseil communal (mandant) et, sans concertation préalable, s’est autorisé à payer les honoraires correspondant aux deux premiers états d’avancement de l’étude. En se faisant, le Collège n’a pas respecté le cahier des charges.
Qui plus est, la mission d’étude initiale s’est étendue sans l’aval du Conseil communal, à la construction d’une nouvelle sortie d’autoroute à Rosières, passant juste derrière l’église Saint-André. Les propriétaires concernés, habitants, paroisse et fabrique d’église, n’ont appris que fin du mois de mars 2018, en séance publique (1), qu’ils étaient concernés par une expropriation. Sans compter que, datant de 1844, l’église Saint-André de Rosières risque de subir des dégâts irréversibles.

Aussi, Etienne DUBUISSON (PROXIMITÉ) a-t-il introduit, en tant que conseiller communal, une question écrite au Collège des Bourgmestre et Echevins. Réponse attendue début mai 2018.


(1) Seuls « les parents des élèves de l’Ecole de Rosières et les riverains de ses abords » avaient été conviés à la réunion publique du 26 mars 2018
(2) photo | Eglise Saint-André et vallée de la Lasne à Rosières © Eric de Séjournet


4 avril 2018

QUESTION ÉCRITE (1) | Sécurisation des abords de l’École de Rosières, création d’un parking et d’un rond-point, et construction d’une nouvelle sortie d’autoroute passant derrière l’Église Saint-André

Madame la Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les Echevins,

Selon la Constitution belge (2), « les intérêts exclusivement communaux sont réglés par le conseil communal ». Par ailleurs, le Code de la démocratie locale et de la décentralisation (3) prévoit également que « le conseil règle tout ce qui est d’intérêt communal » (4) et précise encore que le Collège communal est chargé de «l’exécution des résolutions du conseil communal » (5).

C’est donc tout logiquement que le 22 octobre 2014, le Conseil communal a été appelé à se prononcer sur une mission d’étude relative à la sécurisation des abords de l’École de Rosières. Par un vote favorable, le conseil communal a accepté et imposé le cahier des charges 2014/36T relatif à cette mission et a mandaté le collège (mandataire) d’une mission d’exécution.

C’est donc tout naturellement que le conseil pouvait s’attendre à recevoir un compte rendu de l’évolution de l’exécution des résolutions prises en rapport avec ce dossier d’intérêt communal. Or depuis octobre 2014 et jusqu’au 28 mars 2018 aucune information concernant ce dossier n’a été transmise au conseil communal, mandataire de cette mission.

Pourtant, il apparait dans les délibérations du collège que l’adjudicataire a été désigné le 10 décembre 2014, que le 21 octobre 2015, le collège a décidé de payer les honoraires correspondant à l’état d’avancement numéro un, relatif au dépôt de l’avant-projet et que le 18 novembre 2015 il a également décidé de payer les honoraires correspondant à l’état d’avancement numéro deux, relatif à l’avant-projet.

Au vu du dossier, reçu actuellement par les membres du conseil, cette mission ne semble plus avoir évolué entre novembre 2015 et le 28 mars 2018 puisqu’aucun rapport du collège, écrit ou même oral, n’a été transmis aux membres du conseil.

Il y a dès lors tout lieu de se poser certaines questions.

1. Pourquoi le collège n’a-t-il jamais fait part au conseil des différents avant-projets qui, prévus par le cahier des charges (6), devaient reprendre chacun « une piste différente de sécurisation des abords » alors que ceux-ci représentent initialement et de toutes évidences un « intérêt exclusivement communal » ?

2. Ce marché de service consistant en une mission d’étude, a été attribué en décembre 2015 à la sprl AGUA suivant les critères définis par le Conseil communal. Cette société a-t-elle respecté ses délais d’exécution des trois phases soit respectivement 10, 20, et 3 jours ouvrables ?

3. Quand la sprl AGUA a-t-elle sollicité la Direction Générale Opérationnelle 1 Routes et Bâtiments (DGO1) comme précisé dans le dossier présenté en Conseil communal de ce 28 mars 2018 (7) ?

4. La Commission Consultative d’Aménagement du Territoire et de la Mobilité (CCATM) a-t-elle remis un avis concernant le projet présenté en Conseil communal du 28 mars 2018 ? Si oui, lequel ?

5. La Commission Mobilité a-t-elle remis un avis concernant le projet présenté en Conseil communal du 28 mars 2018 ? Si oui, lequel ?

6. L’article 146 du cahier des charges précise les modalités d’exécution et de facturation des différentes phases. Le 18 novembre 2015, le collège a approuvé l’état d’avancement N°2 présenté par la sprl AGUA relatif à l’approbation de l’avant-projet et autorisé le paiement. Pourquoi cet avant-projet n’a-t-il pas été présenté, pour approbation par le Conseil communal, comme prévu par le cahier des charges avant d’autoriser le paiement ?

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Madame la Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les Echevins, l’expression de mes sincères remerciements.

Etienne DUBUISSON

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(1) Moniteur belge du 26 avril 2012, Code de la démocratie locale et de la décentralisation
(2) Constitution belge – Article 41
(3) Code de la démocratie locale et de la décentralisation- article L1122-30 §1er
(4) Portail des pouvoirs locaux – Intérêt communal « toute activité et tout objet que les autorités communales estiment devoir s’attribuer pour autant que la Constitution ou la loi n’en ait pas octroyé la compétence à un autre pouvoir ».
(5) Code de la démocratie locale et de la décentralisation – Article L1123-23
(6) Cahier des charges 2014/36T – Partie I – Clauses administratives – A. Objet du marché.
(7) Aménagement et sécurisation du bas de la rue de La Hulpe – Approbation de l’avant-projet définitif et de la convention de collaboration avec la SOFICO et la SRWT – vote

La commune invite le Poirier-Dieu en colère

Rétroactes

Depuis plusieurs années, le quartier du Poirier-Dieu fait l’objet d’attentions diverses en ce qui concerne son urbanisation.

Durant les dernières années, ce paisible quartier a vécu sans mot dire, la transformation du parc des Charmettes avec l’installation d’une crèche et de D’Clic, l’implantation d’une école communale, le départ de GSK Genval et la vente de son terrain ainsi que le remplacement d’un terrain de football par un terrain de hockey.

Récemment, les habitants se sont trouvés simultanément face à deux enquêtes publiques concernant d’une part, l’extension du club de hockey par un terrain d’entrainement et d’autre part, l’implantation d’une maison de repos et de soins de 150 lits. Par ailleurs, la construction d’un éco quartier de 165 logements est toujours prévue et pour couronner le tout, la presse annonce l’implantation d’une école secondaire.

Tous ces bouleversements présentés séparément par le Collège ont bien évidemment, à nouveau, mis le quartier en émoi et provoqué la colère de ses habitants regroupés en un comité très actif. Ce comité, depuis plusieurs années, n’a cessé de lancer des appels au secours en direction de l’autorité communale afin d’être tenu au courant des intentions en matière d’aménagement de leur quartier. Nous devons malheureusement constater que malgré tous les efforts déployés par le quartier, l’autorité communale a fait preuve de son inaction, de son absence de dialogue et de son manque de répondant qui ont exaspéré les habitants du quartier (voir Carnets de Proximité du 17 décembre 2017). Le 18 décembre 2017, ceux-ci sont intervenus par une prise de parole publique en Conseil communal et le 25 janvier la commune a, enfin, invité les membres du quartier, simplement pour les ‘écouter’ sans toutefois répondre à leurs inquiétudes


Aujourd’hui

… face à la colère et l’importante mobilisation citoyenne, le Collège s’est décidé à soumettre le 28 mars 2018 au vote des conseillers, la mise sur pied d’un groupe de travail afin de modifier l’avant-projet du plan communal d’aménagement révisionnel dit ‘Poirier-Dieu’, voté en Conseil communal le 16 décembre 2015.

S’agit-il là d’un véritable changement d’attitude de la part de nos autorités communales ?

Quoi de plus normal dès lors de s’interroger sur leurs intentions soudaines et l’objectif poursuivi dans ce dossier…..calmer le jeu et gagner du temps avant les élections toutes proches ? …. ou enfin accepter de revoir le dossier du Poirier Dieu dans son ensemble, sans tabou? Après deux années de tergiversations, peut-on vraiment croire que le Collège NAP (MR/CDH) souhaite enfin agir, faire preuve d’écoute, de concertation et sortir à reculons de l’imbroglio que représente l’aménagement territorial de ce quartier ?

Le Collège des Bourgmestre et Echevins, rappelons-le, à la tête d’une majorité absolue, propose aujourd’hui de réunir des représentants de tous les groupes politiques, du quartier Poirier Dieu, de l’École communale La Bruyère Genval et de l’association Hommes et Patrimoine. Procéder de la sorte, va apparemment dans le bon sens.

poirier dieu

Apparemment seulement car avant l’entame de la première réunion, le Collège exclut déjà d’autorité, « les représentants du quartier Poirier-Dieu, de l’école de Genval ainsi que de l’association Hommes et Patrimoine, liés d’une quelconque manière à un groupe politique ». Le Collège NAP (MR/CDH) s’installe de facto en censeur et restreint la liberté des représentations dans le choix de leurs propres représentants au sein de ce groupe de travail. Une bien triste et peu élégante façon d’évincer certaines personnes impliquées bénévolement dans ce dossier et déjà considérées comme des adversaires.

Dans de telles conditions, qu’en sera-t-il des conditions de travail de ce groupe et de l’orientation qui lui sera donnée ?

Soyons clairs …. certaines questions restent posées et le collège doit préciser dès maintenant s’il accepte de revoir le dossier de manière globale, sans le saucissonner, comme le comité de quartier le souhaite depuis de très nombreux mois. Cela inclut, la construction de la MRS, les nuisances jusqu’à présent ignorées du club de hockey et sa demande d’extension, la diminution de la densité de l’éco quartier, l’installation éventuelle d’une école secondaire, les espaces verts et l’avenir du ‘parc’ des Charmettes, l’installation prochaine du ‘Cerceau’ dans un nouveau bâtiment, sans omettre bien sûr de se pencher sur les aspects mobilité et le maillage du site en termes de voiries et de sentiers.

Rappelons en guise de conclusion, que PROXIMITÉ écrivait déjà dans ses Carnets le 17 décembre 2015 que « l’avant-projet du PCAR du Poirier-Dieu, présenté au Conseil communal de décembre, n’est certainement pas parfait, aucun PCA ne l’est. Le groupe de travail, (…) devra poursuivre son analyse et aussi tenir compte des remarques objectives qui lui parviendront. Une diminution de la densité semble une option raisonnable. L’idéal, compte tenu de la population et de la mobilité serait d’une cinquantaine de logements ! »

Etienne Dubuisson

Gérer au mieux nos encombrants déchets

Capture d’écran 2017-11-07 à 18.29.28.jpgUn décret de la Wallonie organise la manière dont les communes doivent gérer le coût de l’enlèvement et du traitement des déchets. L’objectif est que le citoyen soit sensibilisé au coût réel et soit encouragé à limiter ceux-ci, à recycler et à composter… Chaque année, les communes doivent estimer le coût des déchets et financer celui-ci. L’objectif est que les recettes de taxes et ventes de sacs puissent couvrir de la manière la plus juste possible toutes les dépenses induites par la gestion des déchets.

Ce travail vient d’être préparé par la Commune avec l’aide de l’IBW, discuté en commission déchets et soumis au Conseil Communal du 25 octobre 2017. Le budget 2018 est établi sur base des informations complètes de l’année 2016. 2017 n’est évidemment pas encore entièrement connu !

Vous rappellerez qu’en janvier 2017, les prix des sacs ‘Rixensart’ 60 litres ont augmenté de 25% (€ 1,25 pour un sac de 60 litres). L’option avait été prise de ne pas changer les taxes forfaitaires mais de répercuter la hausse des coûts de collecte et de la mise en décharge sur le coût du sac.

Rixensart compte actuellement, 22.200 habitants (9000 ménages). Pour 2018, la commune accueillera 300 nouveaux habitants notamment aux papeteries de Genval et au Clos des Marnières (nouveau nom de la rue qui descend de l’avenue George Marchal vers les 3 nouvelles constructions situées dans le bas du site). Ce dernier site accueille les premiers conteneurs de regroupement enterrés. A côté des conteneurs à verre, vous trouvez un conteneur pour les déchets ménagers (OM), et un autre pour les fermenticides. Pour les riverains du site, il ne sera plus nécessaire d’acquérir des sacs ‘Rixensart’. Munis d’un badge électronique que vous aurez préalablement chargé par un virement bancaire, vous pourrez ouvrir le tiroir du conteneur de regroupement et y glisser 30 ou 60 litres de déchets ménagers que vous apporterez dans le sac de votre choix. Le conteneur des fermenticides collectera vos déchets de cuisine (tiroir de 15 litres).

Une information détaillée sera donnée à tous les riverains concernés ! Ces conteneurs de regroupement remplaceront la collecte porte-à-porte avec les camions…

Les conteneurs de regroupement seront installés également en 2018 aux papeteries de Genval. Les Rosiérois trouveront à l’avenir un conteneur fermenticides place de l’Ardèle.

Pour 2018, notez que la collecte annuelle des encombrants aura lieu mi-juin. Le calendrier IBW précisera tout cela ! Le camion de déchets verts du samedi, très apprécié des habitants, stationnera, comme en 2017, durant 27 samedis entre avril et novembre 2018. En 2017, 300 tonnes de déchets verts ont été ainsi collectées soulageant le parc à conteneurs !

Quelques chiffres

Budget total 2018 = € 1.260.000

Recettes

  • Taxes forfaitaires inchangées : € 700.000
  • Vente des sacs rapporte € 530.000

Dépenses

  • Collecte et le traitement des ordures ménagères revient à € 620.000
  • Parc à conteneurs de l’IBW coûte € 430.000 (soit € 19,10/habitant)
  • Enlèvement des encombrants revient à € 48.000 (pour la collecte annuelle du mois de juin)
  • Camion de déchets verts du samedi revient à € 35.000/an pour 27 collectes
Divers
  • Signaler les dépôts sauvages à la commune via l’application ‘Betterstreet’.
  • A noter l’initiative de la Région wallonne devenez ‘ambassadeurs de la propreté‘.

Thierry Bennert