La frénésie immobilière s’empare de Rixensart

Sentier Belle-Dame 6.2019 © Eric de Séjournet (1)

Cela va pousser de partout et aucun quartier ne sera épargné, comme ceux du Poirier Dieu, rue du Tilleul, rue du Monastère, site de la Cure de Rosières, avenue Englebert, … Le dernier projet en date connu est celui du Sentier Belle-Dame, sentier qui relie l’avenue Fabiola à la rue de Froidmont. Le Collège le présentera le 26 juin 2019 au Conseil communal.  

Ce projet consiste à y modifier et créer des voiries communales avec modification partielle du sentier Belle-Dame … afin d’y construire 4 habitations unifamiliales avec abattage d’arbres.

Quelles sont les raisons que le Collège pourrait invoquer pour que le Conseil communal puisse raisonnablement accepter tel projet ?  Qui plus est, il est en contradiction avec les objectifs de la Déclaration de Politique communale 2018-2024 (1) notamment en matière de mobilité douce, d’urbanisation et de préservation des espaces naturels.

La nouvelle majorité NAP-MR/SOLIDARIX n’écrivit pas il y a quelques mois à peine : Rixensart s’épanouit dans un écrin de verdure que nous entendons préserver : plans de gestion à long terme, gestion différenciée, végétalisation et couloirs écologiques, préservation du caractère arboré de la Commune et de la qualité de l’eau (1).

Aussi PROXIMITÉ ne le votera-t-il pas. A l’instar de la Commission Consultative d’Aménagement du Territoire et de Mobilité (CCATM), nous marquons notre désaccord sur ce projet pour les raisons principales suivantes :

    • l’avis négatif à l’unanimité de la CCATM
    • les remarques, formulées par la Zone de Secours, relatives aux mesures de sécurité, de prévention, de protection et de lutte contre les risques d’incendie, d’explosion et de panique (1)
    • l’importante déclivité est un point crucial qui n’a pas été intégré dans le projet
    • le quartier est déjà affecté par des eaux de ruissellement, la minéralisation des parcelles augmentera les problèmes dans le bas de la rue de Froidmont
    • la création de lots de fond pourrait créer un précédent juridique
    • l’inventaire du patrimoine arboré à préserver n’a pas été présenté, malgré la présence d’arbres exceptionnels ou remarquables et d’un grand verger
    • situées en intérieur d’îlot, les parcelles sont traversées de part et d’autre par le sentier communal, qui est très fréquenté tant par les écoliers que par les habitants du quartier qui se rendent à la gare de Rixensart.
    • le Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN) n’a pas été consulté
    • les sentiers, dont celui de Belle-Dame, sont un patrimoine naturel à préserver

En matière d’urbanisme et de vivre ensemble, le meilleur appartiendrait-il au passé ?

Etienne DUBUISSON, Thierry BENNERT, Michel COENRAETS


(1) Déclaration de politique communale 2018 – 2024, votée par le Conseil communal le 27 février 2019
(2) ZONE DE SECOURS, Rapport de prévention incendie du 8 mars 2019 : Les voiries en impasse de plus de 30 mètres doivent présenter une largeur de 8 mètres ou doivent être équipées d’une aire de retournement à leurs extrémités. Le promoteur ayant opté pour un « Y » ou « T », l’aire de retournement doit s’inscrire dans un cercle de 22 mètres de diamètre, avec des rayons inférieurs de 10 mètres.
(3) Photo | Sentier Belle-Dame, juin 2019 © Eric de Séjournet

Arbres et haies remarquables (3)

Avenue de Montalembert 10.2010 © Eric de Séjournet.jpgIn fine (1), PROXIMITÉ a obtenu ce que la Commune de Rixensart n’a jamais publié … la liste officielle des arbres et haies remarquables à Rixensart, mise à jour en 2012. Cette liste a été approuvée par arrêté ministériel du 8 janvier 2013, paru le 22 février 2013 au Moniteur belge.

◼︎ Liste des 53 sites rixensartois, genvalois et rosiérois | Cliquez ici.

Quant à la question écrite introduite le 31 mai 2017 par PROXIMITÉ (1), la Commune de Rixensart semble avoir eu des difficultés à répondre précisément à nos interrogations. Nos lecteurs trouveront ci-après (2) la réponse intégrale du Collège, que nous résumons d’abord :

Depuis 2013, 491 demandes de permis d’abattages/élagages ont été introduites. Pour chaque demande, un agent spécifique du service communal des espaces verts se rend sur place et rédige un avis argumenté pour le Collège communal.

– Le Collège estime que la part d’arbres et de haies remarquables pour laquelle la Commune sollicite une demande de permis d’urbanisme pour l’abattage ou l’élagage est de 1 à 2 par an. Le nombre de permis d’urbanisme refusés par le Collège communal après avis du Service Public de Wallonie/DG03-Direction de la Nature et des Forêts peut être estimé à 2% du nombre total de permis introduits depuis 2013.

– L’abattage, le préjudice porté au système racinaire ou la modification de l’aspect d’un arbre remarquable ou d’une haie remarquable sont soumis à permis d’urbanisme.

– L’accord du propriétaire est nécessaire pour élaguer un arbre remarquable.

– L’agent constatateur communal n’est pas habilité à dresser procès-verbal de constat d’infraction dans la mesure où il s’agit d’infractions urbanistiques et non environnementales. Dans ce cas, seule l’éco-conseillère désignée à cet effet peut verbaliser.

PROXIMITÉ lance un appel aux habitants de Rixensart, sensibilisés à la préservation de ce patrimoine naturel. Concernant la liste des arbres et haies remarquables, faites-nous part de vos commentaires : identification, état des lieux, photographie, … ! Toutes les données récoltées seront partagées avec les acteurs qui se manifesteront. Contact : eric.de.sejournet@gmail.com.

Eric de SÉJOURNET & Thierry BENNERT

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(1) BENNERT Thierry (PROXIMITÉ), Arbres et haies remarquables : question écrite adressée au Collège des Bourgmestre et Echevins, 31 mai 2017 (voir Carnets de Proximité du 3 juin 2017)
(2) COMMUNE DE RIXENSART, Questions écrites relatives aux arbres et haies remarquables (abattages/élagages), 23 octobre 2017
(3) Photo | Avenue de Montalembert 10.2010 © Eric de Séjournet

Démolition de la Ferme du Pèlerin : mobilisation (2)

828 Ferme du Pèlerin 8.2017 © Monique D'haeyere 0.jpgMerci pour votre mobilisation ! De nombreux riverains de la rue des Bleuets, du quartier de Froidmont, du quartier Bel-Air mais également des avenues Fond Marie Monseu et Pèlerin se sont mobilisés pour manifester leur inquiétude face à ce projet immobilier. Beaucoup ont écrit directement à la Ville de Wavre. Certains riverains ont préféré remettre à PROXIMITÉ une lettre signée. Celles-ci ont été déposées dans les délais à l’Administration communale de Wavre. Une copie de celles-ci a également été transmise à l’attention du Collège des Bourgmestre et Échevins de Rixensart.

Le dossier est maintenant analysé par la Ville de Wavre et devrait être transmis prochainement pour avis au département Agriculture de la Wallonie.

En attendant, les riverains rencontrés nous ont fait part de leur inquiétude à propos de l’insécurité des usagers faibles, rue des Bleuets. A ce propos, je suis intervenu au Conseil communal du 20 septembre 2017 (voir mon prochain compte-rendu dans les Carnets de Proximité).

Thierry BENNERT

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Photo | Ferme du Pèlerin 2017 © Monique D’haeyere

Arbres et haies remarquables (2)

arbres remarquablesSuite à la question écrite adressée le 31 mai 2017 aux Bourgmestre et Echevins à propos des arbres et haies remarquables dans notre commune (voir Carnets de Proximité du 3 juin 2017), Thierry BENNERT (PROXIMITÉ) informe ne pas avoir encore reçu de réponse écrite, mais bien un appel téléphonique de l’Administration communale. Elle dit préparer la réponse, mais dispose de certains éléments contradictoires qu’elle doit vérifier. Elle s’engage à répondre pour fin septembre 2017.

PROXIMITÉ fait remarquer que le délai légal pour une réponse à une question écrite d’un conseiller communal est de 30 jours … mais qu’il n’y pas péril en la demeure. Le décès du Bourgmestre Jean Vanderbecken en juin et les vacances d’été expliquent le dépassement de ce délai.

Nous signalons au passage que du 27 au 29 octobre prochain, le Service Environnement communal organise à la Bibliothèque Communale de Genval une exposition consacrée à « Ces arbres témoins de notre histoire ».

A suivre …

Eric de SÉJOURNET


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Photo | Les Six Hêtres Rixensart © de SÉJOURNET Eric

Château de Rixensart : vente publique ?

Château de Rixensart 20081106 Drève des Etangs © Eric de Séjournet (11) copie.JPG« Le château de Rixensart est certainement l’un des plus beaux monuments du Brabant wallon, inscrit en 1993 sur la liste du Patrimoine majeur en Région wallonne », écrivit Colette Pinson, Présidente du Cercle d’Histoire de Rixensart (1). « Grâce aux princes de Merode qui le possèdent depuis 1715, ce château nous est parvenu dans un état de conservation satisfaisant. Au fil du temps, il a connu des restaurations et des transformations dont l’ampleur, fort limitée, n’a pas modifié, du moins à l’extérieur, son caractère majestueux », rapporta Alessandra Zecchinon (2). « L’ensemble émerveille l’oeil par son archaïsme et par ses colorations délicieuses », souligna le Bulletin officiel du Touring club de Belgique (3).

Récemment, la revue de la Maison de l’Urbanisme (4), éditée par le Centre culturel du Brabant wallon, écrivit : « Les nombreuses ventes de terrains ont entraîné une importante urbanisation locale (…). Aujourd’hui, à Rixensart et alentours, il ne reste aux Merode que 230 ha (…) sur les 537 ha qu’ils possédaient au milieu du XIXème siècle (…). Les sirènes des promoteurs immobiliers ont fait le reste. Quant à leur château, il est en triste état. Même les fondations nécessitent d’importants travaux. Ce qui pourrait mener à une vente, vu le déficit de descendance ».

Aussi PROXIMITÉ a-t-il ajouté la « Vente du Château de Rixensart » à l’ordre du jour du Conseil communal du 30 août 2017. Michel WAUTOT interpella le Collège : « Une fois encore court le bruit d’une vente, mais cette fois qui serait imminente, du château de Rixensart. Le notaire serait désigné, et les modalités de la vente publique mises en oeuvre rapidement. Compte tenu de l’impact culturel du château pour la Commune, cette dernière, – qui n’avait toujours pas de renseignements précis la semaine passée, aurait-elle ce 30 août de nouveaux éléments ? De très nombreuses demandes nous étant faites à ce sujet. Le château étant classé ‘patrimoine exceptionnel de Wallonie’, la Commune a-t-elle questionné la division Patrimoine de la Région et de la province, afin de savoir si celles-ci sont au courant, ou a-t-elle reçu des informations de la Région et/ou de la Province ? En principe le château ne peut faire l’objet de transformations ni d’une quelconque altération, néanmoins la plus grande vigilance s’impose. Il serait souhaitable de s’assurer une collaboration active avec la Province et la Région ».

En séance, la Bourgmestre de Rixensart répondit : « A ce sujet, actuellement, je n’ai pas d’informations précises à vous donner. D’une part on ne peut se mêler des affaires à caractère privé, d’autre part des bruits contradictoires circulent ».

Ce à quoi, Michel WAUTOT répondit : « C’est exact que la Commune ne peut s’ingérer dans les affaires privées, cependant il s’agit ici d’un bien classé exceptionnel, ce qui change quelque peu la situation. Je conseille vivement à la Commune de se mettre rapidement en contact avec la division patrimoine de la Région Wallonne ».

PROXIMITÉ rappelle à ses (é)lecteurs qu’en 2012, il écrivait dans ses objectifs (5) pour la nouvelle législature : « Le château de Rixensart fera l’objet d’une attention toute particulière, et sur le plan de sa conservation architecturale et sur son statut dans l’avenir. Un ‘comité de concertation’ où siègeraient les représentants des propriétaires, de la Commune, de l’Institut du Patrimoine wallon et des associations concernées, pourrait s’avérer utile ».

PROXIMITÉ formule l’espoir que la majorité NAP-MR trouvera le temps de s’enquérir de ce patrimoine.

Eric de SÉJOURNET

SUIVI DU DOSSIER

11 octobre 2017 | Rixensart : le château des de Merode est à vendre. Classé patrimoine exceptionnel de Wallonie et propriété des princes de Merode depuis 1715, le château va être vendu en vente publique.
+ INFO | article d’Anne BILTERYST dans L’Avenir du 11 octobre 2017

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(1) Colette Pinson, Présidente du Cercle d’Histoire de Rixensart – Rixensart Info 230 d’octobre 2009
(2) ZECCHINON Alessandra, Le Château de Rixensart. Histoire et architecture, mémoire de licence, U.C.L. Louvain-la-Neuve, 1990
(3) COSEYN Albert, in Bulletin officiel du Touring club de Belgique, 1905
(4) ATTOUT Xavier, Comment les grandes familles ont façonné le territoire, in Espace-Vie n° 271, mai 2017
(5) PROXIMITÉ, Les 12 objectifs de Proximité (Forum 2012), in Carnets de Proximité, septembre 2012
(6) Photo | Château de Rixensart © Eric de Séjournet

Arbres et haies remarquables (1)

Rue du Plagniau à Rixensart 2011 © Eric de Séjournet.JPGEn raison de leur valeur esthétique ou paysagère, les arbres et haies remarquables jouent un rôle considérable dans le maintien et l’amélioration du cadre de vie. Ils ont payé un lourd tribut à l’extension de l’habitat et à la péri-urbanisation de nos campagnes. Une réglementation wallonne, dense et éparse, tente de préserver ce patrimoine.

En avril 2013, l’Union des Villes et Communes de Wallonie a édité un intéressant article intitulé ‘Actes et travaux relatifs aux arbres – Aperçu de la réglementation applicable’ (2). Il vise à donner un aperçu global et cohérent en abordant successivement les questions relatives aux permis d’urbanisme, aux autres régimes d’autorisation, aux interdictions particulières, pour finir par un point sur les distances et hauteurs de plantation.

PROXIMITÉ souhaite aborder la question des arbres et haies remarquables et connaître les efforts consentis par la Commune de Rixensart afin de préserver ce patrimoine bien fragile.

QUESTIONS DE CONSEILLER (3)

1. Les arbres et haies remarquables existants sur le territoire de notre commune sont identifiés sur le portail cartographique de la Région wallonne. Quel est leur nombre ? Pourrait-on disposer de l’inventaire de nos arbres remarquables ?

2. L’abattage ou la modification de l’aspect d’un ou plusieurs arbres et haies remarquables, figurant sur la liste arrêtée par le Gouvernement, nécessite l’obtention d’un permis d’urbanisme (autorisation délivrée par le Collège communal) soumis à l’avis du Département de la Nature et des Forêts (cfr Art. 84 du Code Wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et du Patrimoine – CWATUP)

a. Depuis 2013, quel est le nombre (par année) de demandes d’abattage ou d’élagage qui ont été introduites afin d’obtenir un permis d’urbanisme ?

b. Quel est le nombre de permis d’urbanisme qui ont été délivrés par le Collège communal, après avis du Département de la Nature et des Forêts ? Quelle est la part d’arbres et haies remarquables dont la commune est elle-même propriétaire ?

c. Quel est le nombre de permis d’urbanisme qui ont été refusés par le Collège communal, après avis du Département de la Nature et des Forêts ? Quelle est la part d’arbres et haies remarquables dont la commune est elle-même propriétaire ?

d. Quel est le nombre de permis d’urbanisme non délivrés pour cause d’interdiction de bâtir à moins de 5 m de l’aplomb de la couronne des arbres remarquables ? Quelle est la part d’arbres et haies remarquables dont la commune est elle-même propriétaire ?

e. Qui est propriétaire des arbres remarquables suivants

– ceux sis rue de l’Eglise, sur le parking de l’église Sainte-Croix
– ceux sis rue de l’Eglise, derrière le Monument Félix de Merode
– le Marronnier d’Inde, sis rue du Plagniau 1 ?

f. Un permis d’urbanisme est-il requis pour tout travail à un arbre remarquable ? Y-a-t-il des exceptions et lesquelles ?

g. Peut-on demander de faire élaguer un arbre remarquable sans l’accord du propriétaire ?

h. L’Agent constatateur communal est-il compétent dans une affaire d’abattage ou d’élagage d’arbre remarquable ? Peut-il dresser un procès verbal ?

La réponse écrite du Collège sera connue début juillet et publiée dans nos colonnes.

Eric de Séjournet et Thierry Bennert

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(1) Photo | rue du Plagniau à Rixensart 2011 © Eric de Séjournet
(2) RANSY Arnaud, Actes et travaux relatifs aux arbres – Aperçu de la réglementation applicable, in Focus, UVCW, n° 877 d’avril 2013
(3) Cette question écrite (4) a été préparée par Eric de SÉJOURNET et, introduite le 31 mai 2017 par Thierry BENNERT, conseiller communal PROXIMITÉ.
(4) Moniteur belge du 26 avril 2012, Code de la démocratie locale et de la décentralisation

Transformation et agrandissement de l’ancien presbytère Sainte-Croix

Projet Presbytère Sainte-Croix Rue de l'Eglise à Rixensart (Notre Maison) (1).jpg

Début avril 2017, la Commune de Rixensart annonça que la société Notre Maison avait introduit une demande de Certificat d’Urbanisme N° 2 (1) tendant à transformer et à agrandir l’ancien presbytère Sainte-Croix, sise rue de l’Eglise à Rixensart en vue d’y créer 11 logements à loyer modéré. La philosophie du projet est de valoriser le patrimoine historique de ce bâtiment en restaurant les 3 façades principales, et d’ajouter à l’arrière de la bâtisse une extension contemporaine adaptée au mode de vie actuel.

PROXIMITÉ relaie l’alerte lancée le 11 avril 2017 par Michel WAUTOT, conseiller communal Proximité et président de l’asbl Hommes et Patrimoine :

« Nous pensions pouvoir nous réjouir de voir ce dossier, que nous suivons avec la Commune depuis 2005, trouver une solution dans le cadre du processus de la Région wallonne qui permet la création de logements sociaux lorsque qu’une société wallonne de logements restaure un bâtiment ayant une valeur architecturale.

Hélas, l’avant-projet architectural du bureau ABR, proposé par la société Notre Maison, n’a plus grand chose à voir avec un aménagement réussi du territoire.

Depuis des décades deux conceptions de la restauration s’opposent. Celle de Viollet-le-Duc qui restaure et/ou agrandit à l’identique et celle qui veut marquer l’intervention de l’architecte-restaurateur par une architecture différenciée de l’ancienne. Cette seconde tendance, à la mode aujourd’hui, ne présente pas toujours des réussites. Pour nous c’est le cas dans le cadre de l’agrandissement du presbytère.

L’incrustation d’un cube recouvert de bois, dans un bâtiment datant de 1779 et repris dans « Le Patrimoine Monumental de la Belgique» (volume 2 – page 485), est sans doute une solution facile, mais porte atteinte, architecturalement et esthétiquement, tant au presbytère, qu’au château. En outre, il est manifeste que la notion de périmètre protégé autour d’un site classé, ici le château de Merode, patrimoine exceptionnel de Wallonie, a été escamotée.

Nous ne sommes pas systématiquement opposés à la rencontre entre deux architectures, mais pas n’importe où.

Nous ne pouvons que conforter la délibération du Collège du 22 mars 2017, qui considère que le permis ne peut être accordé en raison de :

– l’art.330-2°-11° et 12° du Code wallon de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et du patrimoine ;

– des 10 dérogations, au Règlement communal d’urbanisme, concernant l’aire 4 rurale, en zone de protection paysagère :

1) profondeur du volume secondaire (bâtiment en bois) ;
2) largeur de la façade du volume secondaire ;
3) hauteur sous acrotère (muret en bordure de toiture) du volume secondaire ;
4) toiture plate du volume secondaire ;
5) maçonneries non traitées avec le même matériau ou la même combinaison de matériaux ;
6) bardage en bois de plus de 40% de la superficie des façades ;
7) emplacement de stationnement inférieur à un par logement ;
8) absence de citerne à eau de pluie de minimum 6000 litres ;
9) absence de local au dépôt temporaire des déchets ménagers ;
10) première chambre du premier et du second étage inférieure à 14m2

– des dérogations au règlement général sur les bâtisses:

1) accessibilité et usage des espaces et bâtiments ou parties de bâtiment ouverts au public ou à usage collectif par les personnes à mobilité réduite ;
2) absence d’emplacements de stationnement d’une largeur minimale de 3,30 mètres à proximité de la sortie du parking ou de l’entrée du bâtiment.

Nous considérons également qu’édifier 11 appartements dans cette zone où, tant dans le noyau ancien de Rixensart (rue de l’Eglise, Hautfenne…), en dehors de la zone de centre, que des quartiers proches, on ne trouve que des maisons unifamiliales ou au maximum des maisons de 2 à 3 logements, est inadapté et constitue un précédent dangereux.

Nous pensons qu’il y a parfaitement moyen de restaurer l’ancien bâtiment (ce qui est le point positif du dossier) et de l’agrandir de façon harmonieuse. Mais bien sûr cela suppose des contraintes architecturales et environnementales qui n’existent pas dans le cas de ce cube bardé de bois. Cube que l’on retrouve depuis des années dans la majorité des demandes d’extension, non pour sa qualité esthétique mais pour son coût moindre et son côté « vite fait-bien fait ».

Actuellement se termine le bâtiment de l’ancienne école de Genval. L’association Hommes et Patrimoine, avec la collaboration du Cercle d’Histoire et du Comité de l’avenue des Combattants, avait obtenu de refaire la façade à l’identique. Le bureau Bodart a très bien réussi l’intégration de l’ancienne façade dans le nouveau bâtiment. Il est donc possible de marier ancien et moderne.

Nous croyons que notre Commune a le droit d’avoir une architecture qui la valorise« .

PROXIMITÉ vous invite à participer à l’enquête publique en écrivant au Collège des Bourgmestre et Echevins – Maison communale – avenue de Merode 75 à 1330 Rixensart. Vous pouvez, vu le peu de temps qui reste, déposer votre lettre dans la boîte de la maison communale (porte en bois dans la façade latérale).

En cliquant ici vous trouverez un modèle de lettre préparé par Hommes et Patrimoine que vous pourrez adapter. Attention après le 18 avril 2017 les lettres ne seront pas prises en compte.



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(1) Un Certificat d’Urbanisme N° 2 a pour but de sonder la commune quant à un projet urbanistique. Le CU2 précède généralement la demande du permis d’urbanisme classique.

rixensart,presbytère sainte-croix,rue de l'église

Beau-Site, un patrimoine ‘art nouveau’ en veilleuse

Villa Beau Site 7.2012 © Eric de Séjournet.2012 © Eric de Séjournet-002.jpgPROXIMITÉ a réagi à la proposition faite par le Collège (NAPMR), de permettre à l’asbl « Vins de Genval » d’aménager les caves du Beau-Site et d’y installer des cuves thermorégulées pour la vinification. Notre groupe émet des réserves, qui ne se veulent en rien critique de l’excellent travail de cette asbl tant au niveau de la réalisation du vignoble, que de celui de l’épanouissement social du quartier.

Nous voulons rappeler que, après le classement et la rénovation du Beau-Site, il a été convenu que ce joyau de l’Art Nouveau reçoive une nouvelle affectation et que la Commune mettrait le bâtiment à disposition d’un organisme (au sens large du terme) privé ou public. Celui-ci supporterait les charges liées à l’immeuble.

Aussi, voulons-nous une fois encore, attirer l’attention du Collège sur le fait de ne pas s’engager dans des transformations qui interdiraient une affectation rentable pour la Commune.

Or, par décision du 5 novembre 2014, le Collège, avait émis un accord de principe sur l’extension aux caves du Beau-Site de la concession domaniale accordée en 2011 à l’asbl Vins de Genval (1). Qui plus est, le Collège indiquait « vouloir encore réfléchir à l’affectation définitive de l’immeuble du Beau Site avant de proposer un avenant au Conseil communal ».

Sept mois plus tard, après réflexion, le Bourgmestre a déclaré au Conseil communal du 24 juin 2015, n’avoir pas d’affectation à donner à ce lieu public, classé.

PROXIMITÉ regrette que cette réflexion n’ait pu être menée de concert avec les acteurs concernés du monde associatif rixensartois. Aussi, Eric de SÉJOURNET est-il intervenu en Conseil communal et a fait valoir l’opinion de son groupe. Hormis les considérants culturels et pédagogiques avancés par le Collège, et qui justifient l’extension de la concession proposée à l’asbl Vins de Genval, à savoir l’occupation de quatre caves du Beau-Site, voir plus plus tard, nous aurions souhaité que le Collège nous communique les recherches faites en vue d’une affectation définitive de l’immeuble du Beau-Site (voir décision du Collège du 5 novembre 2014).

Certes, l’article 2 de la concession précise que la Commune « pourra récupérer la jouissance des caves visées, indépendamment du reste des lieux visés par la concession domaniale », moyennant un préavis de trois mois. Dans ce cas, le déménagement de l’asbl sera toutefois à charge de la Commune.

Il est prévu également de tenir tous les ans une visite contradictoire de l’état des locaux concédés. Néanmoins, nous attirons l’attention du Collège sur le fait que ces caves contiennent des éléments (il est vrai non-classés) de l’époque ‘Art Nouveau’.

L’asbl compte investir 80.000 euros et installer des cuves thermorégulées pour la vinification, ce qui nécessitera une transformation profonde d’une des caves.  

In fine, nous posons la question de savoir si, au niveau légal, il n’y a pas de contradiction à autoriser un tel aménagement dans un bâtiment public.

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(1)  concession de vingt ans octroyée pour le terrain derrière le Beau Site
(2) photo > Villa Beau-Site 7.2012 © Eric de Séjournet

Le Normandie en péril (IV)

genval,parc de genval

Dans ses éditions précédentes (1), PROXIMITÉ vous informait du sort réservé à l’ancienne Résidence du Lac (ex Normandy Hotel). Le dossier évolue et prend une nouvelle tournure.

En effet, à la clôture de la première enquête publique, plus de 100 lettres de protestation étaient parvenues à la Commune. La mobilisation des riverains du Parc de Genval, de l’asbl Hommes et Patrimoine, de Rétro Rixensart, de PROXIMITÉ ou d’autres acteurs actifs sur le plan environnemental a convaincu les responsables communaux et a eu raison du projet initial.

Certes, tous auraient aimé conserver ce bâtiment centenaire à valeur patrimoniale, mais son état déplorable nécessiterait démontage et remplacement de haut en bas.

PROXIMITÉ s’appuie sur l’avis d’Hommes et Patrimoine (2), asbl connue pour défendre corps et âme le patrimoine architectural. Michel WAUTOT, qui en assume la présidence, a participé avec ses membres à une série de réunions de travail avec les promoteurs et le Bureau d’Architecture de Genval. Trois impératifs : garder le style ‘Deauville’, garder un maximum de couvert boisé et diminuer la densité. L’asbl a obtenu une diminution de la densité de 16 à 13 logements. Tous les arbres ont fait l’objet d’une étude sanitaire (14 sont malades ou morts, 26 seront abattus dont 12 thuyas). Cette étude et le nouveau plan paysager ont été confiés à JNC International (société belge de renom), pour maintenir le caractère boisé de la zone du quartier du lac. Qui plus est, les 12 dérogations sont passées à 6, qui ne mettent pas en péril un bon aménagement du territoire.

Aujourd’hui, la SA ‘Immobilière Le Normandie 15’ a revu sa copie et introduit des plans modificatifs. Le projet tend toujours à démolir l’immeuble existant, à construire 2 immeubles de 5 et 8 logements et à abattre 40 arbres.  

Le projet déroge aux prescriptions du règlement communal d’urbanisme applicables à la sous-aire 1/43 d’habitat à caractère patrimonial du lac de Genval, pour :

– l’implantation non conforme;
– la présence de 2 volumes principaux;
– les modifications du relief du sol de plus de 50 cm;
– les volumes principaux qui ne respectent pas un rapport pignon/ façade compris entre 1,2 et 2;
– le volume principal du bâtiment A qui présente à la fois une toiture plate et une toiture à versants;
– la hauteur sous gouttière des volumes secondaires supérieure à celle des volumes principaux;

Le dossier est à l’enquête publique jusqu’au 29 juin 2015 (3).

Eric de SÉJOURNET

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(1) Carnets de Proximité des 29 novembre 2014, 3 décembre 2014 et 11 décembre 2014
(2) HOMMES ET PATRIMOINE asbl – La note d’Hommes et Patrimone, juin 2015


(3) + INFOS > cliquez ici

Le Normandie en péril (III)

2750846633.jpgQui coulera le Normandie en risquant d’entraîner dans son sillage le Parc de Genval-les-Eaux ? Qui endossera la responsabilité de livrer les alentours du lac de Genval à la spéculation foncière ?

Ce ne seront pas les nombreuses personnes et riverains qui, en répondant à l’enquête publique, ont fait preuve de citoyenneté. Merci à eux !

Ce ne sera pas HOMMES ET PATRIMOINE, ce groupe de réflexion qui s’attache à protéger et valoriser notre patrimoine environnemental et l’aménagement de notre territoire.

Ce ne sera pas PROXIMITÉ, qui a prioritairement inscrit la préservation du caractère villageois et résidentiel de Rixensart dans ses ‘Objectifs 2012-2018’.

Nous rappelons brièvement notre position:

1. Respect du Règlement Communal d’Urbanisme (RCU) et du Schéma de Structure votés démocratiquement en 2010. Un chapitre du RCU consacré au quartier du Lac le protège de façon très claire;

2. Inviter promoteur et architectes à présenter un projet de rénovation de l’ancien Hôtel Normandie, cette fois respectueux de notre Règlement communal d’urbanisme. Si la rénovation est impossible ou qu’elle présenterait d’extrêmes difficultés et que les preuves en seraient apportées, il faudra qu’une éventuelle alternative, introduite par l’auteur du projet, tienne compte des règles qui régissent l’urbanisme à Rixensart.

Nous vous tiendrons informés … en toute transparence.

Etienne DUBUISSON, Michel WAUTOT et Eric de SÉJOURNET

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TITRES DE LA PRESSE > Un sursis pour l’ancien hôtel Normandie (L’Avenir, 9 janvier 2015)

Le Normandie en péril (II)

genval,parc de genval,avenue hoover,normandie,normandyL’ancien Hôtel Normandie de style normand (1) et son magnifique parc arboré, tous deux centenaires, sont en danger.

Dernièrement, nous attirions votre attention sur le projet destructeur qu’un atelier d’architectes, qui plus est genvalois, a introduit auprès des autorités communales, consistant à démolir, purement et simplement, l’un des joyaux de l’architecture du Parc de Genval-lez-Eaux … et à y abattre 42 de ses arbres ! 

Aussi, le 2 décembre, PROXIMITÉ s’est-il joint à l’asbl HOMMES ET PATRIMOINE, afin d’étudier la demande de permis d’urbanisme introduite par la ‘SA Immobilière Le Normandie 15’. Elle comporte pas moins de 12 dérogations au Règlement Communal d’Urbanisme (RCU) et au Schéma de Structure Communal (SSC) … du jamais vu pour le parc de Genval. Nous sommes également effarés de lire que, selon les auteurs du projet, toutes ces dérogations ont un caractère ‘insignifiant’ ! A les suivre, autant supprimer notre RCU et pourquoi pas le Service de l’Urbanisme.

En résumé, PROXIMITÉ s’oppose fermement à ce projet. Le groupe n’accepte aucune dérogation pour les raisons suivantes

POUR LE BÂTIMENT HISTORIQUE

– L’hôtel Normandie est, dans la zone du Lac de Genval, le bâtiment phare des ‘maisons normandes’. Sa disparition va à l’encontre des recommandations et prescriptions de la zone 1/43 (RCU);

– Le projet avec ses douze dérogations va systématiquement à l’encontre de ce que préconisent le Schéma de Structure et le RCU ;

genval,parc de genval,avenue hoover,normandie,normandy– Ce projet participe à ce que le RCU appelle « une déstructuration progressive du quartier au travers de transformations ne respectant pas le caractère patrimonial ». Déstructuration déjà commencée avec les 3 immeubles de l’ancienne propriété Becquevort ;

– La surenchère de la densité, procédé habituel dans les promotions immobilières, est inacceptable. La densité recommandée est de 7 logements à l’hectare et 10 pourraient être envisagés. Ce qui est proposé est une densité de 20 logements à l’hectare !

– L’ensemble des surfaces bâties occupe la majorité de la surface de la parcelle, rendant le site actuel méconnaissable ;

– Le projet ne peut même pas se prévaloir d’une architecture contemporaine innovante

POUR LE COUVERT VEGETAL

– On s’apprête à bétonner les deux tiers des 80 ares de ce beau parc centenaire et magnifiquement arboré. A lui seul, l’abattage de 42 arbres contrevient déjà aux prescriptions du RCU de la zone 1/43 concernant le couvert boisé et le caractère naturel de l’ensemble du quartier du Lac de Genval.

Nous vous invitons donc à prendre connaissance du document détaillé d’HOMMES ET PATRIMOINE (2), rédigé à l’attention du Collège des Bourgmestre et Echevins. Les trois élus de PROXIMITÉ appuient ce document. Qui plus est, un modèle de lettre (3) est présenté à nos (é)lecteurs, afin de les aider à participer à l’enquête publique qui se clôture impérativement le 8 décembre à 23h59. Tenez compte de la grève (4) annoncée pour le lundi 8 décembre dans le Brabant wallon.

En conclusion, PROXIMITÉ met en garde : l’adoption d’un tel projet, donnerait carte blanche, sans possibilité de marche arrière à la Commune, à toute promotion de ce type dans la sous-aire d’habitat différenciée à caractère patrimonial du Lac de Genval.

Etienne DUBUISSON, Michel WAUTOT et Eric de SÉJOURNET

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(1) voir la rétrospective préparée par RÉTRO RIXENSART : cliquez ici.

(2) HOMMES ET PATRIMOINE – Enquête publique du Projet HOOVER – Démolition d’un immeuble existant, construction de deux nouveaux immeubles et abattage de 42 arbres, avenue Hoover, 15 à 1332 Genval, 2 décembre 2014

(3) Modèle de lettre pour répondre à l’enquête publique

(4) Si l’Administration communale est en grève le lundi 8 décembre, n’hésitez pas à déposer vous-même votre réponse dans la boîte à lettres de la Maison communale, avenue de Merode, 75 à Rixensart ou du Service de l’Urbanisme, Colline du Glain, 33 à Rixensart

Le Normandie en péril (I)

genval,normandie,normandyLe 24 novembre 2014, le Service de l’Urbanisme de la Commune de Rixensart signale par voie d’affichage que la « SA Immobilière Le Normandie 15, dont le siège social se trouve à 1040 Bruxelles avenue de Tervuren 43, a introduit une demande de permis d’urbanisme ayant trait à un terrain sis avenue Hoover 15 à Genval. Ce projet tend à démolir un immeuble existant (l’ancien hôtel Normandie de style normand), à construire 2 immeubles de 8 logements chacun et d’abattre 42 arbres« .

En date du 29 novembre 2014, PROXIMITÉ constate que la Commune de Rixensart n’en fait pas état sur son site Internet … Pourquoi ?

Quels sont le(s) commanditaire(s) de ce projet ? Nous savons que la SA Immobilière Le Normandie 15 a été constituée le 17 octobre 2014 et que le Moniteur Belge du 21 octobre 2014 a publié les noms des administrateurs. Mais dans une interview accordée le 23 juillet 2014 à ‘L’Avenir‘, John Martin indiqua « être en réflexion pour la Résidence du lac (1), une bâtisse en bois qui est insalubre et qui ne reçoit plus l’assentiment des pompiers depuis le départ de la maison de repos. Nous nous dirigeons vers une démolition. Quant à son affectation future, sa proximité avec le RER est un élément important de notre réflexion. J’ai toujours été attaché à la préservation du patrimoine, un critère clé dans le choix de mes hôtels et qui m’a souvent coûté très cher, mais parfois nous ne pouvons faire autrement« .

PROXIMITÉ se réunira ce mardi 2 décembre afin d’analyser la demande de permis, mais constate d’emblée que les 12 dérogations demandées par la société immobilière vont à l’encontre des caractéristiques de la zone du Parc de Genval (cfr Règlement Communal d’Urbanisme-RCU et Schéma de Structure Communal-SSC).

Etienne DUBUISSON, Michel WAUTOT et Eric de SÉJOURNET

(à suivre)

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(1) anciennement ‘Chalet des eaux’, ‘Villa normande’, ‘Hotel de Normandie’, Normandy Hôtel’, ‘Résidence des Vétérans Coloniaux’, ‘Résidence du Lac’ > voir Rétro Rixensart

TITRES DE LA PRESSE > L’ancienne résidence du lac menacée à Rixensart (La Libre Belgique du 30 novembre  2014) | L’Hôtel Normandie (TV COM, 2 décembre 2014)

Le patrimoine de Bourgeois en berne

  avant les élections                                                                 après les élections

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PROXIMITÉ dit vrai ! Dans notre dernier dépliant électoral du 9 octobre 2012, notre groupe écrivait à propos du bâtiment sis rue Lambermont 17 à Bourgeois-Rixensart : « La plus vieille maison de Bourgeois va être rasée ». Deux semaines après les élections, pelles et pioches sont entrées en action … la petite ferme basse du XVIIIe, avec son toit coupe-vent, a été abattue.

Pourtant, début juin 2012, en coordination avec l’asbl Hommes et Patrimoine et les riverains, PROXIMITÉ attirait l’attention des autorités communales sur ce parfait exemple d’un habitat villageois et proposait d’englober la chaumière dans le parc de la maison de quartier de ‘Leur Abri’.

En séance du Conseil communal du 20 juin, le Bourgmestre s’était même dit « prêt à discuter en groupe de travail de l’acquisition éventuelle (totale ou en partie) de cette propriété par la commune ». Et quelques jours avant les élections, ECOLO répondait à PROXIMITÉ que « le Collège s’était opposé à cette démolition ».

Certes, le Collège refusa le permis, mais comme nous l’avions prédit (1), le recours introduit par le promoteur a été in fine accepté par la Wallonie. Pourquoi ? En ne mentionnant qu’une seule dérogation au Règlement communal, la motivation écrite du Collège, qui, elle, indiquait aussi des éléments de voisinage et d’ancienneté, était nulle et non-avenue du fait que ces éléments ne portaient pas sur la dérogation officielle. Une façon habile de se débarrasser du problème … et un indéniable manque de volonté politique de vouloir préserver un héritage patrimonial.

Michel WAUTOT

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(1) L’enquête publique à propos de la démolition et de la construction mentionnait une seule dérogation : « l’alignement des deux nouveaux bâtiments n’était pas conforme par rapport à la voirie ». Le recours contre le refus de permis, introduit par le promoteur a de fortes chances d’être accepté, vu les alignements divers des bâtiments voisins.

S.O.S. chaumière

rixensart,rue lambermont,chaumière,sosPROXIMITÉ demande que le sort du bâtiment sis rue Lambermont 17 à Bourgeois-Rixensart soit mis à l’ordre du jour du Conseil communal du 20 juin 2012.

« Le quartier de Bourgeois est très probablement l’un des rares endroits de l’entité à avoir gardé un caractère et une ambiance rappelant de nombreux aspects de l’ancien hameau qu’il était.

Tant les habitants, que l’association ‘Hommes et Patrimoine’, que PROXIMITÉ sont soucieux de conserver le caractère et, lorsque faire se peut, renforcer l’aspect « villageois » de Bourgeois, comme d’ailleurs dans toute la Commune lorsque l’occasion se présente.

Il est un fait évident que la petite ferme basse du XVIIIe, avec son toit coupe-vent, est un exemple parfait d’un habitat villageois, et ce d’autant plus qu’elle en est probablement, si pas la dernière tout au moins, une des dernières représentantes à Rixensart.

Nous attirons l’attention sur le fait que dans la rue Lambermont, trois autres constructions de même type, mais plus récentes, forment un ensemble qui n’existe que là.

Le bâtiment du 17 rue Lambermont est à la fois emblématique et symbolique pour l’ensemble des habitants. Le perdre signifie un réel appauvrissement culturel de la Commune, nullement compensé par le projet de démolition-construction soumis à enquête publique.

Nous aimerions savoir si :

  • des recommandations avaient été faites par la Commune lors de la présentation du dossier par le promoteur ?
  • le Collège ayant pris la sage décision de refuser le permis. Celle-ci a-t-elle ou va-t-elle déboucher sur une première réunion avec le promoteur ?
  • dans le cadre de l’ouverture d’un dialogue nous aimerions y être associés ?
  • le promoteur refuse tout dialogue et va en recours, qu’elle sera la position du Collège s’il obtient gain de cause ? »

Michel WAUTOT

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Plus d’informations à propos de l’asbl Hommes et Patrimoine et de son action sur le site de Visages de Rixensart (cliquez sur une des hyperliens ci-avant)

La mémoire d’un patrimoine sauvegardée

patrimoine,hommes et patrimoine,ecole communale de genvalDans un rapport de 2007, la Société Wallonne du Logement a déclaré l’ancienne école communale de Genval insalubre et non améliorable. Depuis, le projet de créer à cet endroit, « coeur du vieux Genval », 14 logements sociaux ainsi qu’une maison d’accueil de la petite enfance a fait son chemin. Etape après étape, la commune en est au stade de l’ouverture de crédit pour une mission d’auteur de projet dans le cadre des travaux de démolition.

Fort des pétitions menées par « Hommes et Patrimoine » et certaines associations genvaloises, le Collège a progressivement admis l’idée proposée et défendue à plusieurs reprises en Conseil par PROXIMITÉ, de tenir compte du sentiment de mémoire qui anime la population genvaloise et d’intégrer des éléments de l’ancienne façade dans le nouveau bâtiment.

Lors du conseil du 24 février, les élus se sont aussi exprimés à main levée en faveur de ce projet architectural qui, finalement, respecte le plus le caractère actuel de cet édifice du patrimoine genvalois. Une belle victoire pour les Genvalois … et pour « Hommes et Patrimoine ».

Les carnets de PROXIMITÉ reviendront bientôt sur cet important dossier. En attendant, il reste à espérer que le site Internet de la commune diffusera rapidement le projet retenu afin que les Rixensartois puissent le visualiser, car même le public présent au Conseil communal du 24 février n’a rien vu.

Eric de SÉJOURNE
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